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		<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
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		<title>Choses boucl&#233;es, mots sous l'aube</title>
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		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


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		<dc:subject>Janet Frame</dc:subject>
		<dc:subject>Virginie Gautier</dc:subject>
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		<dc:subject>Anna Jouy</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Fin (provisoire ou non) de plusieurs projets, retour aux lectures, dont un texte d'Anna Jouy&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/podcast" rel="tag"&gt;podcast&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/image_15-04-2025_a_20.00.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/image_15-04-2025_a_20.00.jpg?1744740133' width='500' height='626' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;(&lt;i&gt;Oeuvre de l'artiste japonais Yunoki Samiro, rompu &#224; l'art du katazome, teinture traditionnelle au pochoir, datant de 1979, que j'ai &#224; peine le temps d'apercevoir puis de capturer sur Facebook avant que l'algorithme ne rafra&#238;chisse la page sans me demander mon avis. Je fais alors une recherche Google image pour la retrouver, mais le texte qui mettait en contexte les diff&#233;rentes oeuvres pr&#233;sent&#233;es a disparu, preuve, s'il en &#233;tait, que les r&#233;seaux sociaux nous permettent des d&#233;couvertes, peut-&#234;tre, mais pour mieux les subtiliser. C'est exasp&#233;rant.)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mardi&lt;/strong&gt; R&#233;flexion, depuis hier, &#224; propos d'un nouveau dossier &#224; monter pour L'aiR Nu. Apr&#232;s quelques recherches, r&#233;daction du projet, nettoyage du CV puis envoi par mail : quelle efficacit&#233;, me dis-je, contente. C'est d'autant plus vrai qu'ensuite, ayant d&#233;cid&#233; de retourner &#224; la piscine, je me rends compte au fil de la nage qu'une nouvelle id&#233;e de livre me vient.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&#199;a fait cinq, ou m&#234;me six (id&#233;es de livres).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_3455.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_3455.jpg?1744968043' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ensuite, d&#233;rushage du commentaire du nouvel &#233;pisode de &lt;i&gt;Faites entrer l'&#233;criture&lt;/i&gt;, avec souvenirs du salon qui commencent &#224; s'inscrire dans l'oreille. Quand j'en serai au montage, demain, je saurai peut-&#234;tre comment j'ai v&#233;cu ces deux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Hier, j'ai relu une nouvelle de Janet Frame, pour mieux penser au &#034;nouveau dossier&#034;, et cela m'a imm&#233;diatement plong&#233;e dans une sorte d'intimit&#233; merveilleuse. Il faut vraiment que je retourne &#224; Frame, qui m'accompagne depuis que j'ai 23 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce qui serait bien, ce serait que je la traduise, oui, sans doute. J'y ai &#233;t&#233; pouss&#233;e par un de ses traducteurs, sur Facebook (plateforme que je critiquais il y a quelques instants, critique que je poursuivrai) il y a facilement 20 ans et je n'ai jamais os&#233; m'y coller. Lire sa biographie en anglais, &#224; c&#244;t&#233; de mon lit depuis des mois, serait d&#233;j&#224; une premi&#232;re &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le soir, j'apprends que notre proposition &#034;enchante&#034; l'enseignant-chercheur qui l'a re&#231;ue et enverra le dossier complet demain aux financeurs (rien n'est gagn&#233;, &#224; ce stade, encore). Tout en travaillant, je n'ai cess&#233; de r&#234;ver, hier, &#224; ce qu'on pourrait faire, c'est pourquoi, apr&#232;s ce message : joie, all&#233;gresse, doigts crois&#233;s pour que &#231;a fonctionne !&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mercredi&lt;/strong&gt; Gr&#226;ce &#224; cette bonne &#233;nergie, je r&#233;ussis, avant la fin de la matin&#233;e, &#224; renvoyer &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; en lecture, non sans avoir not&#233; tous les changements dont je me souviens &#8212; pour me rassurer, sans doute, mais aussi, s'il le souhaite, pour mon &#233;diteur. Voil&#224;. Lib&#233;r&#233;e d&#233;livr&#233;e, en tout cas, pour quelques jours !&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Jeudi&lt;/strong&gt; Podcast termin&#233;, mont&#233;, mix&#233;, mis en ligne, programm&#233;. Satisfaction d'avoir, cette semaine, &#034;boucl&#233;&#034; trois choses. Ce qui est bien, avec le podcast, c'est qu'il mobilise et oblige &#224; se focaliser enti&#232;rement. On cr&#233;e sa mati&#232;re sonore (commentaire, entretien, bruitage, recherche d'archives, de musiques), puis on joue avec. On ne reprend pas tout, perp&#233;tuellement, ex nihilo, comme je l'ai fait dans &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;, o&#249; chaque minute &#233;crite convoque l'&#233;nergie du d&#233;marrage.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi&lt;/strong&gt; Aujourd'hui, en attendant de voir mon &#233;diteur, qui n'aura pas eu le temps de relire ma nouvelle version (je suis tranquille, de ce c&#244;t&#233;-l&#224;, pour huit jours minimum), je fais du m&#233;nage sur mon ordinateur ou, plus exactement, je tente de rapatrier dans un seul gros dossier tous les extraits de textes d'auteurs que j'ai pu lire (et, n&#233;cessairement, scanner ou recopier) lors de d&#233;ambulations et d'ateliers d'&#233;criture depuis la nuit des temps. Une d&#233;ception m'attend : j'en trouve moins que pr&#233;vu. Peut-&#234;tre ont-ils &#233;t&#233; perdus au fil des renouvellements d'ordinateurs ? Peut-&#234;tre, &#233;galement, ai-je majoritairement lu les extraits pr&#233;lev&#233;s dans les ouvrages, directement. Je ne sais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Cependant, je retrouve ce texte d'Anna Jouy, disparue le 5 avril dernier, que j'avais lu et utilis&#233; pour faire &#233;crire des enseignants au Louvre en 2014 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Invendu&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : frissonne beaucoup avec avant et pendant. ce froid qu'il fait si souvent dans la bouche comme un gla&#231;on qui tombe. les mots durs, craquant &#224; sauter sur l'&#233;mail. tremble de froid. de peur aussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
frissonne d'une fa&#231;on d'herbes sous les piq&#251;res. par secousses. presque invisibles, ou alors seulement si on y prend garde. me fais du mal pour trois fois rien, pour des virgules de traviole ou des mots au sens triple ou plus -trop profond- qu'ils se diss&#233;minent et m'&#233;chappent. usages trompeurs. masques. ces choses que l'on cache par en-dessous et qui font des couteaux sous la manche. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : prends tout d'une seule brass&#233;e ouverte. cela fait beaucoup &#224; mettre dedans d'un coup. souvent c'est trop. on peut pas faire. parce qu'on n'est jamais assez fort. &#233;preuves avec tirage. &#231;a crame dans le syst&#232;me &#233;lectrique. clignote sur panne intermittente mais c'est jamais que le courant qui passe et me fait vivre &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : aime &#233;chapper m'&#233;chapper sans qu'on me laisse vraiment partir. ne partage pas grand chose. m' angoisse d'&#234;tre douce. si froissable, tissu sans appr&#234;t. ou alors trop de crins. terrain vague et plantes compagnes. fibres tress&#233;es m&#234;l&#233;es. peine &#224; retrouver mon origine. en m&#226;le d'&#233;tiquette. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : m'obstine, m&#234;me &#224; tort. dire une erreur me co&#251;te souvent un bras d'honneur. fais plut&#244;t l'aum&#244;ne- je sais c'est pas &#224; dire- . pense que tout le monde a raison quand m&#234;me. faudrait juste laisser faire. n'aime pas qu'on lui explique- why ? c'est humiliant &#224; la fin. explique pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : difficile, dure &#224; aimer. voire impossible. comprends par habitude. au clair. incomp&#233;tences s&#251;rement visc&#233;rales. laisse tomber. elle aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://jouyanna.ch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mots sous l'aube&lt;/a&gt;, mercredi 25 d&#233;cembre 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Je me rappelle l'&#233;tonnement de certains enseignants devant le d&#233;sir d'Anna Jouy d'&#233;crire et de publier des textes tout au long de la journ&#233;e, du matin au soir, organisant son site pour que les six entr&#233;es du jour (Aube, matin&#233;e, midi, apr&#232;s-midi, soir, nuit ? Je le dis de m&#233;moire.) soient accessibles, en colonnes, sur la page d'accueil. Projet titanesque, impossible, dont je ne sais combien de temps il a dur&#233;. Reste cette pr&#233;sentation en colonnes et le nom choisi pour son site : Mots sous l'aube.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1770 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/image_18-04-2025_a_11_30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/image_18-04-2025_a_11_30.jpg?1744968763' width='500' height='351' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi soir&lt;/strong&gt; Se remettre &#224; lire, beaucoup, tous azimut, avec entrain, avec app&#233;tit, tel est mon d&#233;sir en cette fin de semaine. Je lis, suis en train de lire, viens de lire, de relire, m'appr&#234;te &#224; lire, dans l'ordre ou le d&#233;sordre, &lt;i&gt;Abyssal cabaret&lt;/i&gt; de Maryse Hache, &lt;i&gt;Destin de clown&lt;/i&gt; d'Annie Fratellini, un livre sur Delphine Seyrig assez ancien et que je ne citerai pas, ne l'ayant pas trouv&#233; tr&#232;s bon, ainsi que : &lt;i&gt;Dans le cerveau des com&#233;diens&lt;/i&gt; d'Anouk Grimberg, &lt;i&gt;Villa Zamir&lt;/i&gt; d'H&#233;l&#232;ne Gaudy, &lt;i&gt;Des milliers de ronds dans l'eau&lt;/i&gt; de Claro, les trois nouveaux &lt;a href=&#034;https://www.loeilebloui.fr/collection-perec-53/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perec 53&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Le Timbre &#224; un franc&lt;/i&gt; de Jean-Louis Bailly, &lt;i&gt;L'Eternit&#233; comme un jeu de taquin&lt;/i&gt; de Sophie Coiffier, &lt;i&gt;Place Saint-Sulpice les 18 et 19 octobre 1974&lt;/i&gt; de Pierre Getzler, pr&#233;face de Claude Burgelin, dont j'ai &#233;t&#233; la stagiaire il y a environ 35 ans durant deux mois, ce qu'ignore Thierry Bodin-Hullin et que je glisse ici, tiens, pourquoi pas ?). J'en profite pour dire que la th&#232;se de Virginie Gautier, &lt;a href=&#034;https://hal.science/tel-05035190v1/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Po&#239;&#233;tique du d&#233;placement&lt;/a&gt;, en lien avec son livre &lt;a href=&#034;https://www.editions-nous.com/gautierv_verslesterresvagues.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Vers les terres vagues&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, vient d'&#234;tre mise en ligne. J'aime depuis longtemps ce qu'&#233;crit Virginie et le sujet m'int&#233;resse au plus haut point (elle m'a d'ailleurs interrog&#233; &#224; ce sujet il y a longtemps). Tous mes livres, ou presque, s'int&#233;ressent &#224; la question du d&#233;placement, en particulier lorsqu'il concerne la travers&#233;e d'un lieu (ville, quartier, r&#233;gion, rue, mus&#233;e, lac) par une femme. Et ce n'est pas &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; qui va d&#233;roger...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire &#233;crire ceux qui ne parlent pas fran&#231;ais</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/podcast/article/faire-ecrire-ceux-qui-ne-parlent-pas-francais</link>
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		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


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		<dc:subject>John Coltrane</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;7e &#233;pisode du podcast Faites entrer l'&#233;criture&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/podcast/" rel="directory"&gt;Podcast&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/podcast" rel="tag"&gt;podcast&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/atelier" rel="tag"&gt;atelier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/lycee" rel="tag"&gt;lyc&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/georges-perec" rel="tag"&gt;Georges Perec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/l-air-nu" rel="tag"&gt;L'aiR Nu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/nathalie-quintane" rel="tag"&gt;Nathalie Quintane&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/francoise-heritier" rel="tag"&gt;Fran&#231;oise H&#233;ritier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/john-coltrane" rel="tag"&gt;John Coltrane&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230309_142937.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230309_142937.jpg?1708510566' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_1393 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;92&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-1393 &#034; data-id=&#034;93223fd1c28cee289f9728c322b0f3e8&#034; src=&#034;IMG/mp3/7__faire_e_crire_ceux_qui_ne_parlent_pas_franc_ais.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:1493}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Faire &#233;crire ceux qui ne parlent pas fran&#231;ais
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Anne Savelli/Faites entrer l'&#233;criture (2023)
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript17650749146a2b374206e281.71454358&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzkyMjQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTIyNDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Voici le premier de mes &#233;pisodes consacr&#233;s aux ateliers d'&#233;criture. Il est un peu particulier, puisqu'il s'agit, ici, de faire &#233;crire des &#233;l&#232;ves allophones (non francophones mais vivant en France) en lyc&#233;e professionnel - en l'occurence, le lyc&#233;e d'Alembert, &#224; Paris, dans le 19e. Comment s'y prendre ? Je vous y partage mes doutes et l'une des solutions que j'ai fini par trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;f&#233;rences cit&#233;es au fil de l'&#233;pisode :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Site : &lt;a href=&#034;https://www.lairnu.net/ilots/oeuvre-en-cours/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nos &#238;les num&#233;riques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, cr&#233;ation de L'aiR Nu en collaboration avec le d&#233;partement du Val-de-Marne, la m&#233;diath&#232;que George Sand de L'Ha&#255;-les-Roses et l'association Aspir.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Exposition : &lt;a href=&#034;https://www.louvre.fr/en-ce-moment/expositions/les-choses&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Choses, Une histoire de la nature morte&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, au Mus&#233;e du Louvre&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Livres : &lt;a href=&#034;https://www.odilejacob.fr/catalogue/art-et-litterature/lettres/sel-de-la-vie_9782738138668.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Sel de la vie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; deFran&#231;oise H&#233;ritier (&#224; rapprocher de l'&#233;pisode 5, L'&#233;crivain.e en vacances) et &lt;a href=&#034;https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;ISBN=2-86744-562-0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Chaussure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Nathalie Quintane (je n'en parle pas dans le podcast mais je l'ai utilis&#233; pour faire &#233;crire les CAP) (je me suis &#233;galement servi des &lt;i&gt;Choses&lt;/i&gt; de Georges Perec, entre autres, mais l&#224; non plus, je n'en parle pas)&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Musiques et bruitages : extrait de &lt;i&gt;My favorite things&lt;/i&gt;, par John Coltrane ; extrait de &lt;i&gt;La M&#233;lodie du bonheur&lt;/i&gt;, film de Robert Wise. Comme toujours, le g&#233;n&#233;rique du podcast est de Jean-Marc Montera et les bruitages proviennent de la &lt;a href=&#034;https://lasonotheque.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sonoth&#232;que&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Grand merci au Mus&#233;e du Louvre, au lyc&#233;e d'Alembert, en particulier &#224; Marie-Agn&#232;s Gatouillat et &#224; ses coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;La photo ci-dessus a &#233;t&#233; prise dans l'atelier cordonnerie des CAP du lyc&#233;e d'Alembert. Pour comprendre l'importance de la chaussure, il faut aller au bout de l'&#233;pisode. Bonne &#233;coute, et si vous voulez que je poursuive ce podcast, &lt;a href=&#034;https://www.patreon.com/AnneSavelli&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;soutenez-moi sur Patreon&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La m&#233;thode</title>
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		<dc:date>2023-05-21T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Marilyn Monroe</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;O&#249; il est question, dans le d&#233;sordre ou non, de mus&#233;e, d'&#233;coute et de mottes de terre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/marilyn-monroe" rel="tag"&gt;Marilyn Monroe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/mm_a_l_actors_studio_roy_schatt.jpg?1684354877' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Tout est parti de cette photo de Roy Schatt prise &#224; l'Actors studio. Quand j'ai commenc&#233; &#224; penser ce que pourrait devenir &#034;le livre sur Marilyn&#034;, au d&#233;but, il y a eu cette image, dont j'ai piqu&#233; une carte postale dans une galerie, lors d'un vernissage (eh oui). Je ne vole jamais rien, sciemment du moins, c'&#233;tait donc un &#233;v&#233;nement. Je n'ai jamais su pourquoi j'ai eu besoin de voler cette carte, et non de l'acheter. Ce dont je suis s&#251;re, c'est que j'ai choisi comme point de d&#233;part une photo de Marilyn Monroe prise dans un groupe, &#233;coutant un cours : une photo d'elle en train de penser. On ne voit qu'elle, mais pour une fois, elle regarde quelque chose hors champ.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Pourquoi en parler aujourd'hui ? Sans doute &#224; cause de ce terme, &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_(th%C3%A9%C3%A2tre)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;m&#233;thode&lt;/a&gt;. Je voulais dire quelque chose de la rigueur qu'exige l'&#233;criture, le mot &lt;i&gt;m&#233;thode&lt;/i&gt; est venu et l'image &#224; sa suite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132616.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132616.jpg?1684421978' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Toutefois, je n'ai pas encore racont&#233; la lecture des &#233;l&#232;ves lors de la Nuit des mus&#233;es au Louvre samedi dernier (ci-dessus, prise en attendant de pouvoir entrer, cette photo de trois personnes formidables : Marie-Agn&#232;s Gatouillat, l'enseignante du lyc&#233;e d'Alembert avec laquelle j'ai travaill&#233; toute l'ann&#233;e, Jade et Hassan, deux &#233;l&#232;ves de CAP podo-orth&#233;siste que je n'oublierai pas de sit&#244;t).&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Comme on pouvait s'en douter &#8212; il suffit d'avoir un peu d'exp&#233;rience &#8212;, le jour J, une fois sur place, les &#233;l&#232;ves qui ne s'&#233;taient pas montr&#233;s tr&#232;s motiv&#233;s quelques jours plus t&#244;t se sont parfaitement tir&#233;s de la situation. C'est avec joie et fiert&#233; que je les ai &#233;cout&#233;s lire leur &#034;galerie imaginaire des objets&#034; dans le d&#233;partement des Arts de l'Islam, entour&#233;s d'un petit cercle d'auditeurs. &#192; partir de l'exposition &lt;a href=&#034;https://www.louvre.fr/en-ce-moment/expositions/les-choses&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Choses&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, ils ont en effet construit, par l'&#233;criture, une galerie dans laquelle on trouve les objets qu'ils aiment, choses parfois nomm&#233;es dans l'une des dix-sept langues qu'ils parlent, &#224; eux tous, ainsi que l'objet supr&#234;me, celui qui rend libre : la paire de chaussures. L'enregistrement des machines, pris dans les ateliers de cordonnerie et de podo-orth&#233;sie, a pu &#234;tre entendu, lui aussi. Je crois que nous avons tous &#233;t&#233; tr&#232;s heureux de ce moment, et j'inclus dans ce &#034;nous&#034; les gens du Louvre venus suivre la lecture, dont j'ai vu le visage s'&#233;clairer. Ce qui semblait quelques jours plus t&#244;t diss&#233;min&#233; et mal construit, s'est soudain unifi&#233;, ordonn&#233; (Jade n'y est pas pour rien, et Hassan non plus).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132142.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132142.jpg?1684424260' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(les hispanophones de la bande)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1219 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132419.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/img_20230513_132419.jpg?1684424685' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(quelques uns des anglophones et francophones)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Quand on &#233;crit, il n'est pas fr&#233;quent d'&#233;prouver ce sentiment de pl&#233;nitude, c'est le moins qu'on puisse dire. Les trois quarts du temps, on ne fait que t&#226;tonner et ajouter de la mati&#232;re. Quand on en a enfin fini, une fois par an, disons, on est contents durant, quoi... 24 heures ? Oui, 24 heures, et ensuite c'est reparti (les doutes, les recherches, l'inconnu). C'est pourquoi je n'ai pas boud&#233; mon plaisir. Du reste, &#244; reconnaissance, une ancienne enseignante m'a dit qu'&#224; l'&#233;coute, elle mesurait le travail que ce quart d'heure de lecture avait demand&#233;. Qu'elle en soit remerci&#233;e. De la m&#233;thode, il en a fallu, c'est s&#251;r &#8212; et l&#224;, je retombe sur mes pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;D'habitude, on ne voit jamais ce qui se produit avant le grand jour. On ne voit ni les &#233;l&#232;ves dormant sur les tables, ni l'autrice jouant fr&#233;n&#233;tiquement au solitaire pour &#233;vacuer son anxi&#233;t&#233;. Ce qui est plac&#233; devant nos yeux, c'est le groupe uni, le livre paru. Pour qu'ils existent, ne s'&#233;parpillent pas avant l'heure, il faut pourtant qu'il y ait eu, de fa&#231;on souterraine, une certaine rigueur. La m&#233;thode, la rigueur, ce ne sont ni l'aust&#233;rit&#233;, ni l'effort. C'est un sillon creus&#233; avec constance, m&#234;me quand on croit foutre des coups de pied dans des mottes de terre.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;(Sillon qui n'appara&#238;trait que 24 heures, dispara&#238;trait ensuite.) (Alors, sommes-nous masos, &#224; continuer ? Pourtant, non.)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/mm_actors_studio_2.jpg?1684428671' width='500' height='362' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Depuis la fin des ateliers, j'ai d&#233;cid&#233; de me rendre une fois par semaine &#224; la Maison de la po&#233;sie, &#224; Paris, quelle que soit la programmation, autant pour soutenir des amis que d&#233;couvrir des inconnus. Pour me d&#233;centrer, m'arrimer : les deux. &#192; poster ces photos de Marilyn prises &#224; l'Actors studio que le mot &lt;i&gt;m&#233;thode&lt;/i&gt; a fait surgir, je comprends qu'il s'agit aussi de me sentir, comme elle, prise dans un groupe quand j'ai l'impression de pi&#233;tiner.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Foutre des coups de pied dans les mottes de terre, ce n'est pas tout &#224; fait pi&#233;tiner.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;(Du reste, la paire de chaussures, c'est l'objet qui rend libre, n'est-ce pas ?)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;coute</title>
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		<dc:date>2023-05-14T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>olo&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>
		<dc:subject>Bruits</dc:subject>
		<dc:subject>Virginie Poitrasson</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La peur comme un signe, pas un sort.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/oloe" rel="tag"&gt;olo&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/bruits" rel="tag"&gt;Bruits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/virginie-poitrasson" rel="tag"&gt;Virginie Poitrasson&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/mircea_cantor_expo_nantes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/mircea_cantor_expo_nantes.jpg?1570265635' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt;(Mircea Canton expos&#233; &#224; Nantes)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mardi&lt;/strong&gt; (J'&#233;cris ces lignes a posteriori, le vendredi, mais c'est pour ne pas d&#233;marrer directement par le texte du jeudi, vous comprendrez pourquoi en le lisant). Dernier atelier au lyc&#233;e d'Alembert, &#224; Paris, destin&#233; &#224; pr&#233;parer la lecture du samedi au &lt;a href=&#034;https://www.louvre.fr/en-ce-moment/evenements-activites/nuit-europeenne-des-musees-2023&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Louvre&lt;/a&gt;, lors de la &lt;i&gt;Nuit des mus&#233;es&lt;/i&gt;. Les &#233;l&#232;ves, qui rentrent pourtant de vacances, sont toujours aussi &#233;puis&#233;s et donc, peu coop&#233;ratifs. La r&#233;p&#233;tition est dure &#224; mener, autant pour leur professeure que pour moi. Un quart d'heure avant la fin, cependant : miracle. Je leur demande d'&#233;crire une minute de &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;, autrement dit, de noter ce qui leur passe par la t&#234;te et/ou ce qu'ils sont en train d'observer en utilisant mon petit protocole (le temps, le lieu, not&#233;s entre crochets, introduisent la minute de texte). Ils acceptent et se concentrent. Le silence est alors total. Je leur ai demand&#233; de consid&#233;rer l'exercice comme un cadeau qu'ils me font &#8212; &#224; la fin, ils me donneront leurs textes et je m'en servirai pour le mien. C'est un peu gonfl&#233;, il faut le dire, mais si j'ose, c'est parce que nous sommes en confiance. Du reste, m&#234;me si je peux me tromper, j'ai l'impression que ce moment partag&#233; fait du bien &#224; tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mercredi&lt;/strong&gt; Il se passe un certain nombre de belles et bonnes choses : un peu de &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;, m&#234;me laborieux, un rendez-vous m&#233;dical rassurant, trois heures de discussion avec une amie autour des questions d'&#233;criture. Pourtant, l'anxi&#233;t&#233; du jeudi, dont je vais parler ci-dessous, est d&#233;j&#224; tapie.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Jeudi&lt;/strong&gt;. Mon site fonctionne &#224; nouveau, j'&#233;cris d'un &lt;a href=&#034;https://www.paris.fr/lieux/mediatheque-helene-berr-1726&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;olo&#233;&lt;/a&gt;, &#224; Paris, que je viens de d&#233;couvrir, le silence r&#232;gne, tout ce qui doit &#234;tre r&#233;gl&#233; le sera &#224; terme, rien qui me conduise &#224; ma perte. Rien ne devrait me sembler impossible &#224; atteindre, les conditions sont r&#233;unies et pourtant une anxi&#233;t&#233; souterraine me tient, ne me quitte pas. Des jours que &#231;a dure.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Je d&#233;cide d'ouvrir le seul livre que j'ai sous la main, &lt;i&gt;Le Go&#251;t de la radio et autres sons&lt;/i&gt;. C'est le plus l&#233;ger et, en apparence, le plus simple des ouvrages de mon corpus sur le bruit. Je l'ai emport&#233; pour ces raisons m&#234;mes. Qu'est-ce qu'on y trouve, qui pourrait m'aider ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;p align=justify&gt;Par le rythme (...), l'&#233;coute cesse d'&#234;tre pure surveillance pour devenir cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Roland Barthes, &lt;i&gt;L'Obvie et l'obtus&lt;/i&gt;, Essais critiques 3, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Je hurlai : &#034;Au secours ! au secours ! au secours !&#034; Mon appel d&#233;sesp&#233;r&#233; resta sans r&#233;ponse. Quelle heure &#233;tait-il donc ? Je tirai ma montre, mais je n'avais point d'allumettes. J'&#233;coutai le tic-tac l&#233;ger de la petite m&#233;canique avec une joie inconnue et bizarre. Elle semblait vivre. J'&#233;tais moins seul. Quel myst&#232;re !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Guy de Maupassant, &lt;i&gt;La Nuit - Cauchemar&lt;/i&gt;, 1887.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Voil&#224; qui suffit, peut-&#234;tre, d&#233;j&#224;. Je ne suis pas seule &#224; me d&#233;battre et des solutions existent (&#233;couter le rythme, par exemple. Quel rythme ? Celui du vivant, m&#234;me m&#233;canique, celui qui se trouve hors de soi). L'anxi&#233;t&#233; redescend d'un cran. Le fait de copier ces mots juste apr&#232;s les avoir trouv&#233;s engendre la peur qu'elle remonte, cependant. C'est un va et vient permanent. La lutte contre l'anxi&#233;t&#233; semble la renforcer &#8212; bien s&#251;r, puisque c'est une fa&#231;on de lui faire de la place, me dis-je &#224; la relecture (le lendemain).&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;L'anxi&#233;t&#233; diffuse, celle qui m'occupe, me donne l'impression d'avoir re&#231;u un sort. C'est une illusion, mais il est bon de le dire, de le redire, de le r&#233;p&#233;ter. Je me sens m&#233;dus&#233;e, p&#233;trifi&#233;e, mais il n'y a pas de sort. D'ailleurs, elle s'&#233;vapore. Elle dispara&#238;t d'elle-m&#234;me d&#232;s que quelque chose (une lecture, une discussion) permet d'oublier de la prendre en compte. Sa caract&#233;ristique majeure n'est rien d'autre que sa capacit&#233; &#224; capter l'attention. C'est un tyran, un dictateur. Pour le reste : une baudruche. Le dire peut r&#233;duire son pouvoir. Elle se r&#233;tracte &#8212; toujours en embuscade, cependant.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;15:53. Un jeune homme s'installe devant l'une des deux baies vitr&#233;es de la salle apr&#232;s avoir branch&#233; son ordinateur. Nous sommes au cinqui&#232;me &#233;tage d'une biblioth&#232;que, le temps est gris, id&#233;al pour profiter du ciel. Nous ne sommes pas &#233;blouis. Nous n'avons ni chaud, ni froid et personne ne parle &#8212; des conditions in utero, me dirai-je &#224; nouveau &#224; la relecture (m&#233;taphore laaaargement fil&#233;e par la suite). Chacun est pench&#233; devant un &#233;cran (t&#233;l&#233;phone, ordinateur portable ou fixe). La baie vitr&#233;e attire inexorablement ceux qui, pourtant, gardent la t&#234;te baiss&#233;e. Je reprends en main mon petit livre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;(...) il y a beaucoup &#224; dire sur les sons, et (...) tout le monde les entend avec une pr&#233;cision assez remarquable, bien que personne ne dispose d'un vocabulaire ad&#233;quat &#224; leur description.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Pierre Schaeffer, &lt;i&gt;Trait&#233; des objets musicaux&lt;/i&gt;, 1966&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;C'est bien, mais je constate que &#231;a ne suffit pas. Glissement. L'anxi&#233;t&#233; revient. Consulter sa d&#233;finition par le Vidal la fait redescendre &#224; nouveau. Cette fois, je m'engouffre dans la br&#232;che, retourne &#224; l'endroit de &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; o&#249; j'avais cess&#233; ma relecture, l'autre jour (Hier ? Avant-hier ? Je ne sais plus). Je tombe, pr&#233;cis&#233;ment, sur une citation de Sophocle que j'ai d&#233;coup&#233;e en petits bouts : &lt;i&gt;Tout est bruit pour qui a peur&lt;/i&gt;. Hum. Me voil&#224; repartie.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;(&#034;Glissement&#034; : page en cours d'&#233;criture, semainier, messagerie, moteur de recherches, sur mon nouvel ordi, je passe sans arr&#234;t d'un espace &#224; un autre. Par ailleurs, je m'aper&#231;ois que j'ai transform&#233; les citations trouv&#233;es dans &lt;i&gt;Le Go&#251;t de la radio&lt;/i&gt; en intertitres. Je d&#233;cide de ne pas corriger cette &#034;erreur&#034; qui rend si visible d'autres voix que la mienne.)&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Continuons &#224; voir ce qu'il en est. Virginie Poitrasson vient de faire para&#238;tre un livre sur la peur, &lt;i&gt;Tant&#244;t tant&#244;t tant&#244;t&lt;/i&gt;. Je lis &lt;a href=&#034;https://diacritik.com/2023/05/09/virginie-poitrasson-jai-voulu-rendre-compte-de-la-maniere-dont-la-peur-reorganise-notre-espace-nos-gestes-et-nos-respirations-tantot-tantot-tantot/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'entretien&lt;/a&gt; qu'elle a accord&#233; &#224; Johan Faerber sur Diacritik. Vers la fin, elle dit :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;(...) j'ai essay&#233; de trouver les mots pour dire cette peur, pour &#233;crire &#224; partir de cette peur. &lt;i&gt;Tant&#244;t, tant&#244;t, tant&#244;t&lt;/i&gt; est une tentative po&#233;tico-scientifique de cataloguer les signes de la peur, de cataloguer les exp&#233;riences concr&#232;tes de sid&#233;ration. J'ai voulu parler de la mat&#233;rialit&#233; de la peur, j'ai &#233;crit &#224; partir de la peur. La peur primale nous relie directement &#224; notre condition de mortel. Elle nous concerne tous. &lt;/h2&gt;&lt;p align=justify&gt;J'admire immens&#233;ment son courage.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;De mon c&#244;t&#233;, toujours pour lutter contre ce que &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; me cause d'anxi&#233;t&#233;, je r&#233;fl&#233;chis et me dis qu'avec ce projet-l&#224;, bien s&#251;r, je suis all&#233;e chercher ce que je pouvais trouver de plus difficile. Il n'existe pas de &#034;vocabulaire ad&#233;quat&#034;, on l'a vu, pour parler du son, alors que pour faire quelque chose de sa peur, Virginie Poitrasson en t&#233;moigne, il faut pr&#233;cis&#233;ment des mots. Dans la partie que je ne cesse de &#034;mal&#034; &#233;crire, en ce moment, avan&#231;ant aux forceps (voil&#224; voil&#224;...), me fustigeant, il est question de mourir et de se retrouver &#224; la rue, alors que je pensais &#8212; un de mes personnages le dit &#8212; que ce passage &#233;tait un &#034;ventre mou&#034; du texte. Or, mes peurs principales ont surgi. Peut-&#234;tre est-ce quelque chose qu'il faudrait &#233;couter, simplement ? La peur comme un signe, pas un sort ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;17:04. Le gar&#231;on de 15:53 remue le pied fr&#233;n&#233;tiquement, comme le fait, justement, un autre de mes personnages. L'anxi&#233;t&#233; va et vient, encore, c'est ext&#233;nuant. Il faut se faire aider, &#224; la fin. Je regrette de ne pas avoir emport&#233; avec moi le guide que j'ai recommenc&#233; &#224; lire, &#224; suivre depuis hier.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Chacun est &#224; sa t&#226;che, devant son &#233;cran. Je ne sais plus si c'est rassurant ou non. J'&#233;coute, derri&#232;re la baie vitr&#233;e, la circulation parisienne. Suis-je isol&#233;e ? Sommes-nous ensemble ? Je me demande si &#233;crire cet article, c'est &#233;crire ou non &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;. Ce que je note ici a-t-il vocation &#224; entrer dans mon livre ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;L'horloge de l'olo&#233; indique 22:52 alors qu'il est 17:40. Une jeune fille a rejoint le gar&#231;on au pied fr&#233;n&#233;tique, elle lui tire (tendrement ?) les cheveux tout en travaillant avec lui. L'anxi&#233;t&#233; a fil&#233;. Je r&#233;ussis &#224; terminer ce que je voulais faire, boucler une de mes &#034;heures&#034; de &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; F comme flux&lt;/i&gt;. Je me l&#232;ve, change d'&#233;tage pour jeter un oeil aux livres dans les rayonnages avant la fermeture (l'olo&#233; a la musique pour sp&#233;cialit&#233;). Sans trop r&#233;fl&#233;chir, j'en emprunte deux qui me serviront certainement pour le mien. Et l&#224;, en un &#233;clair, comme une mal&#233;diction, l'anxi&#233;t&#233; me retombe dessus. Que faire ? Abandonner l'&#233;criture de ce livre ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi&lt;/strong&gt;. Non. Non, non. &#192; la 22e minute, &#233;coutez ce que dit Virginie Poitrasson (la lecture musicale de &lt;i&gt;Tant&#244;t tant&#244;t tant&#244;t&lt;/i&gt; est magnifique, &#233;coutez tout, surtout !) :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/sN6f0-E9T1I&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Samedi&lt;/strong&gt;. L'un des livres que j'ai emprunt&#233; &#224; toute vitesse correspond exactement &#224; ce qu'il me fallait. Quand il associe peur et bruit, il m'aide, lui aussi. Pour le reste, ce qui compte aujourd'hui, bien s&#251;r, c'est la lecture des &#233;l&#232;ves au Louvre. Ce qu'il faut, maintenant, c'est les &#233;couter, eux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A Vincennes et ailleurs</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/semainier/article/a-vincennes-et-ailleurs</link>
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		<dc:date>2022-02-13T12:12:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>lire</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>Vincennes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pas de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/lire" rel="tag"&gt;lire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/vincennes" rel="tag"&gt;Vincennes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/peintre_pyramide_louvre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/peintre_pyramide_louvre.jpg?1644750446' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt;(peindre la pyramide les jours de fermeture)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Qu'&#233;crire ces temps-ci dans le journal d'&#233;criture ? Sans doute pas mal de choses, les interventions au Louvre pour le Grand tour, une demi-journ&#233;e pass&#233;e &#224; la BNF &#224; entendre parler de litt&#233;rature num&#233;rique, tout cela fait du bien et pourrait &#234;tre racont&#233;. Je sens un fr&#233;missement, les projets et les propositions reprennent, quelque chose de vivant revient.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Cependant, les &#233;motions qui me traversent ont davantage leur place dans mon carnet rouge que dans cet espace, depuis deux semaines. Pour lier cela, je vais plut&#244;t faire un pas de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Qu'on s'imagine plut&#244;t &#224; Vincennes dans les ann&#233;es 80, rue de Paris vers le m&#233;tro B&#233;rault. Il y a l&#224; le lyc&#233;e Hector Berlioz, de type &#034;Pailleron&#034;, dont l'entr&#233;e est situ&#233;e derri&#232;re ; une rue sur la gauche, qu'on emprunte pour s'y rendre ; la bouche du m&#233;tro, donc, et plusieurs commerces : le tabac, qu'on boycotte parce que le patron est raciste ; en face une cr&#234;perie o&#249; aller les jours fastes (souvenir de mon amie Laure y d&#233;jeunant avec une copine qui r&#234;ve de devenir actrice et le &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandrine_Kiberlain&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;deviendra&lt;/a&gt;) ; de l'autre c&#244;t&#233;, un caf&#233;, L'Annexe ; et face &#224; L'Annexe, bouclant ce quadrilat&#232;re du carrefour, Le Cerf, second QG des lyc&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Il m'est arriv&#233;e deux fois de rester amie avec des serveurs de bars que je fr&#233;quentais quand j'&#233;tais lyc&#233;enne ou &#233;tudiante. Le premier de ces serveurs s'appelait Guy. Il &#233;tait espagnol d'origine, portait une belle moustache et nous aimait bien, nous les ados qui demandions juste un caf&#233; et d&#233;jeunions en douce, en salle, avec les sandwichs apport&#233;s dans le sac. Guy a pris sa retraite depuis longtemps d&#233;j&#224;, je ne sais pas ce qu'il est devenu.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce qui m'a &#233;t&#233; rappel&#233;, par contre, ces jours-ci, c'est que Guy &#233;tait &#233;galement l'ami de Marcel, qu'&#224; l'&#233;poque je ne connaissais pas, Marcel qui vivait &#224; c&#244;t&#233;, rue de Paris, avait l'&#226;ge d'&#234;tre mon grand-p&#232;re et prenait son caf&#233; au Cerf, lui aussi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/annonce_marcel.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/annonce_marcel.jpg?1644751979' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce qu'aimait Marcel, c'&#233;tait prendre son caf&#233; en lisant &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, manger un ou plusieurs croissants (je sais pas au juste) et &#233;changer, lui aussi, deux mots avec Guy, le chaleureux et virevoltant serveur. Nous sommes-nous retrouv&#233;s, une fois ou plusieurs, tous les deux en salle, chacun devant son caf&#233; ? C'est possible. On ne le saura jamais. Nous n'en avons jamais parl&#233;. Marcel &#233;tait lui-m&#234;me un &#234;tre chaleureux, tr&#232;s cultiv&#233;, int&#233;ress&#233; par mille choses dont la litt&#233;rature et la &lt;a href=&#034;https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/blue-lady-montage-dextraits&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;danse contemporaine&lt;/a&gt;. Il ne pourra pas lire cette petite annonce de Lib&#233; parue vendredi, le jour de son enterrement. Mais je me dis qu'au Cerf, &#224; Vincennes, ce caf&#233; brasserie qui existe toujours m&#234;me s'il a &#233;t&#233; compl&#232;tement refait, quelque chose reste encore de nos matin&#233;es au soleil, &#224; tourner les pages, regarder dehors.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alcools et vertiges</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/semainier/article/alcools-et-vertiges</link>
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		<dc:date>2022-01-30T08:17:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Marilyn Monroe</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>grand magasin</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>
		<dc:subject>Isabelle Adjani</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De Guillaume Apollinaire &#224; Isabelle Adjani, une semaine particuli&#232;re.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/marilyn-monroe" rel="tag"&gt;Marilyn Monroe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/grand-magasin" rel="tag"&gt;grand magasin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/isabelle-adjani" rel="tag"&gt;Isabelle Adjani&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_968 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/louvre_pyramide_touriste.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/louvre_pyramide_touriste.jpg?1643452265' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Semaine tout &#224; fait r&#233;jouissante que celle qui vient de s'&#233;couler, et qui va nous changer des tentatives d'&#233;criture en chambre qui font le quotidien de ce semainier, si je puis dire !&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;(Ne serait-ce pas, tout de m&#234;me, une fa&#231;on de procrastiner que de raconter cela le samedi matin au lieu de faire un sort &#224; ce qui me r&#233;siste dans &lt;i&gt;Bruits &lt;/i&gt; ces jours-ci ? Peut-&#234;tre oui, qu'importe)&lt;br class='autobr' /&gt;
Une semaine pleine de mus&#233;e du Louvre, de Guillaume Apollinaire, de Marilyn Monroe, d'Isabelle Adjani !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_969 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/pyramide_silhouette.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/pyramide_silhouette.jpg?1643457599' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Lundi &lt;/strong&gt; : rendez-vous &#224; huit heures au coll&#232;ge Edgar Varese pour assister &#224; une pr&#233;sentation du Louvre par Virginie Fromentin, remarquable guide-conf&#233;renci&#232;re venue avec des maquettes d&#233;pliables de la ville de Paris et du mus&#233;e, destin&#233;es &#224; aider les &#233;l&#232;ves de troisi&#232;me &#224; se rep&#233;rer sur les lieux (nous irons au Louvre jeudi). On m'a propos&#233; d'ajouter mon grain de sel, si je le souhaitais : voil&#224; qui tombe bien, &lt;a href=&#034;https://relire.net/louvre-ouvert/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;j'ai &#224; dire&lt;/a&gt;. J'en profite pour faire une petite lecture et raconter en quelques mots la place prise par la ville de Paris dans mes livres. Tout cela est d&#233;j&#224; bien agr&#233;able. Plaisir suppl&#233;mentaire : venir &#224; pied au coll&#232;ge. Je l'ai d&#233;j&#224; dit, je le redis : c'est un luxe que j'appr&#233;cie au plus haut point, ayant beaucoup (trop) navigu&#233; dans tous les sens en Ile de France, et donc en RER, depuis une dizaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Pour cette matin&#233;e comme pour celle de &lt;strong&gt;jeudi&lt;/strong&gt;, je pr&#233;pare un grand nombre de lectures &#224; faire aux &#233;l&#232;ves (de mes textes comme d'autres livres). Je n'en lirai pas le tiers et ce n'est pas un probl&#232;me. Cela me permet de me replonger dans ce qui a influenc&#233; ma jeunesse, &lt;i&gt;Le Pi&#233;ton de Paris&lt;/i&gt; de Fargue par exemple, ses pages sur les quais, les clochards et les bouquinistes. Finalement, je n'en parlerai pas, pas plus que du Giacometti de Genet ou de l'Archimboldo de Sarraute, mais tout est si fluide pour le moment, dans ce &#034;Grand tour&#034;, que j'ai l'impression de me nourrir autant que de transmettre. Ce n'est pas qu'une impression : j'apprends beaucoup, de fa&#231;on tr&#232;s concr&#232;te, gr&#226;ce &#224; la conf&#233;renci&#232;re. Ce n'est pas si fr&#233;quent, que les &#233;changes se fassent &#224; ce point.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_967 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/alcools_pont_des_arts.jpg?1643451526' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(rare image de l'autrice sur le point de d&#233;clamer Le Pont Mirabeau sur le pont des Arts, soutenue dans cet effort par la conf&#233;renci&#232;re, Virginie Fromentin, et l'enseignante, Charlotte Lafon, photo de Sarah Akacha)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le moment le plus beau, pour moi, se situe juste apr&#232;s la photo ci-dessus, o&#249; je brandis &lt;i&gt;Alcools &lt;/i&gt; devant les &#233;l&#232;ves. Ils n'ont encore jamais entendu parler d'Apollinaire et leur dire &lt;i&gt;Le Pont Mirabeau&lt;/i&gt;, r&#233;appris par c&#339;ur pour l'occasion, me donne un peu le vertige, pendant, et peut-&#234;tre surtout apr&#232;s. L'&#233;motion, pour moi, est la m&#234;me que celle qui me poursuit apr&#232;s une lecture sur sc&#232;ne &#8212; c'en est une, en r&#233;alit&#233;. Assis sur deux bancs, malgr&#233; le froid et le bruit de la circulation au loin, ils m'&#233;coutent attentivement. C'est sans aucun doute la premi&#232;re tr&#232;s grande joie de cette ann&#233;e, en dehors de celle que me procure le groupe de lecteurs bruiteurs (voir semainiers pr&#233;c&#233;dents).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/plafond_samaritaine.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/plafond_samaritaine.jpg?1643458315' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Entre les deux, le &lt;strong&gt;mardi&lt;/strong&gt;, je visite pour la premi&#232;re fois depuis sa r&#233;ouverture la Samaritaine (je ne l&#226;che jamais vraiment les grands magasins, depuis &lt;i&gt;D&#233;cor Lafayette&lt;/i&gt;). Comme on peut le voir, le lieu est splendide. Ce qu'on d&#233;couvre cependant, c'est qu'il est d&#233;sert. &#192; force d'&#233;pure et de marchandise hors de prix, on r&#233;duit le magasin &#224; une simple vitrine. Vagabonder dedans serait mortif&#232;re, je crois, et j'y pense d'autant plus que nous avons appris, &#224; la fin l'ann&#233;e, &lt;a href=&#034;https://ancre-magazine.com/samaritaine-paris-accusations-enquetes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comment&lt;/a&gt; les vendeurs y &#233;taient trait&#233;s. Assez repr&#233;sentative, au passage, de cet &#233;tat d'esprit, la reproduction chic d'une portion de station de m&#233;tro, espace d&#233;di&#233; &#224; je ne sais quoi qui installe deux si&#232;ges de la RATP en les &#034;glamourisant&#034; (les voil&#224; devenus blancs, comme le mur de c&#233;ramique). Le probl&#232;me, c'est que ce sont des si&#232;ges anti-SDF, il suffit d'avoir pos&#233; une fois ses fesses dessus pour le savoir &#8212; je d&#233;couvre de plus, en &#233;crivant ces mots, qu'ils ont un nom : les &#034;fauteuils smiley&#034; ! Il y a l&#224; un niveau de cynisme qui me d&#233;passe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_972 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/adjani_le_figaro.jpg?1643460412' width='500' height='308' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Isabelle Adjani, photo du Figaro)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi&lt;/strong&gt;. Revenons plut&#244;t au glamour r&#233;el (c'est dr&#244;le, cette formule, mais de fait). Isabelle Adjani lisant des textes de et sur Marilyn Monroe m&#234;l&#233;s aux siens &#224; la Maison de la po&#233;sie, je n'allais pas rater &#231;a. J'&#233;tais donc pr&#233;sente &#224; la premi&#232;re, ce vendredi. Ce que je pourrais dire, pour commencer, c'est que la sensation de flottement dans laquelle cette lecture performance m'a plong&#233;e a dur&#233; des heures, jusqu'au lendemain midi. Au d&#233;part, je croyais assister &#224; une &#034;simple&#034; lecture du livre d'Olivier Steiner et Anne Gorouben paru il y a peu, &lt;a href=&#034;https://www.editionsmetropolis.com/livre/le-ravissement-de-marilyn-monroe/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Ravissement de Marilyn Monroe&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. En fait, ce &lt;a href=&#034;https://www.maisondelapoesieparis.com/events/le-ravissement-de-marilyn-monroe-par-isabelle-adjani-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Vertige Marilyn&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, c'est davantage : si Isabelle Adjani lit en effet une partie du texte, elle dit &#233;galement beaucoup d'elle, par monologues interpos&#233;s. Cette juxtaposition est troublante pour les spectateurs. Elle l'est peut-&#234;tre encore plus pour moi qui conna&#238;t bien le sujet : j'ai toujours pu d&#233;terminer &#224; quel moment l'actrice parlait d'elle-m&#234;me et &#224; quel moment elle lisait ou disait des mots de Marilyn Monroe. Mon &#233;coute en devenait presque intrusive.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Pour moi, ce fut une soir&#233;e tout enti&#232;re centr&#233;e, tourn&#233;e vers Isabelle Adjani, sorte d'immense fleur noire dans sa robe Dior, celle-l&#224; m&#234;me que portait Marilyn lors de la &#034;derni&#232;re&#034; s&#233;ance avec Bert Stern, et sur la sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre. Noire la robe. Noirs le maquillage des yeux d'Isabelle, les chaussures &#224; talons qui l'attendent c&#244;t&#233; jardin (c&#244;t&#233; cour, une bouteille de champagne, un verre), noirs les chaises, le d&#233;cor, les lunettes de star cach&#233;es dans une poche de la robe (cette robe a des poches !), noire l'atmosph&#232;re en g&#233;n&#233;ral (le &lt;i&gt;Ravissement&lt;/i&gt; parle des derni&#232;res heures de l'actrice). Noir aussi, l'humour avec lequel Adjani joue devant nous sa propre caricature &#8212; et non celle de Marilyn, dont elle ne reprend aucun code : visage longtemps cach&#233; par la chevelure noire ; geste de la main pos&#233;e sur la joue, de la joue pos&#233;e dans le creux de la main, en attente ; diction chuchot&#233;e, silences, paroles inaudibles ou presque venues de Marilyn pour mieux la faire appara&#238;tre devant nous, elle, Isabelle, dans son &#233;crin &#233;vanescent. Une brume parfum&#233;e a envahi la salle avant l'entr&#233;e des spectateurs. Les &#233;clairages, tamis&#233;s orange, font flotter l'actrice dans ce halo noir. Tout y est.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/local/cache-vignettes/L414xH470/bert-stern-marilyn-monroe-in-black-dior-dress-for-vogue-3ebb9.jpg?1643463288' width='414' height='470' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce que j'entends surtout, c'est l'enfance d'Isabelle dans un HLM de banlieue donnant sur un terrain vague et l'envie de les fuir. Ce que j'imagine, c'est le parcours du terrain vague &#224; cette sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, que je connais pour y avoir moi-m&#234;me lu des textes, ce qui n'est pas le moindre de mes troubles : je connais la sc&#232;ne et les loges minuscules, le petit couloir. Bien plac&#233;e, au quatri&#232;me rang, et parce que j'ai ce souvenir des lieux, je per&#231;ois la fragilit&#233; de l'entreprise, qui tient sur presque rien, une brume, une bande-son, un &#233;chafaudage, un ipad et des projecteurs. Comme je suis &#224; gauche de la sc&#232;ne, vers la fin de la lecture &#224; un moment de pause, je peux suivre l'ombre d'Adjani en coulisse. Elle redresse une m&#232;che de cheveux, boit dans un verre avant de revenir. Plus tard, une fois sortie, j'imagine la robe Dior prenant toute la place dans la loge. Cette ombre, cette robe, voil&#224; qui r&#233;sume au mieux la soir&#233;e : une actrice aussi r&#233;elle qu'irr&#233;elle dit des choses aussi irr&#233;elles que r&#233;elles. La beaut&#233;, la f&#234;lure s'y glissent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'espace s'&#233;largit</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/semainier/article/l-espace-s-elargit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.annesavelli.fr/semainier/article/l-espace-s-elargit</guid>
		<dc:date>2022-01-23T09:05:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre M&#233;nard</dc:subject>
		<dc:subject>Joachim S&#233;n&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>Jean-Marc Montera</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Portier</dc:subject>
		<dc:subject>Bruits</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Site, groupe de lecteurs, biblioth&#232;que, Grand tour du Louvre : &#231;a ouvre !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/pierre-menard" rel="tag"&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/joachim-sene" rel="tag"&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/lecture" rel="tag"&gt;lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/jean-marc-montera" rel="tag"&gt;Jean-Marc Montera&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/cecile-portier" rel="tag"&gt;C&#233;cile Portier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/bruits" rel="tag"&gt;Bruits&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_962 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/carnet_rouge_et_frise_a_villon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/carnet_rouge_et_frise_a_villon.jpg?1642924589' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align= justify&gt;Cette semaine a connu plusieurs avanc&#233;es dont j'ai envie de parler en ce dimanche matin. Tout d'abord, bien s&#251;r, l'ouverture du site &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;, que l'on peut trouver en cliquant &lt;a href=&#034;https://www.lairnu.net/bruits/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;ICI&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ! C'est une ouverture tr&#232;s partielle, puisque seules les 15 premi&#232;res &#034;minutes&#034; du texte (qui en comptera 1440) apparaissent pour le moment, cod&#233;es par Joachim S&#233;n&#233;, mises en son par Jean-Marc Montera.&lt;/p&gt;
&lt;p align= justify&gt;Ce qui peut sembler simple, lors de la navigation, a demand&#233; beaucoup de temps de r&#233;flexion. Nous avons pu le faire gr&#226;ce &#224; la &lt;a href=&#034;https://www.la-marelle.org/en-creation/residences/663-anne-savelli-a-marseille.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;sidence&lt;/a&gt; men&#233;e &#224; la Marelle l'an dernier, et je remercie encore toute l'&#233;quipe de m'avoir accueillie, de m'avoir offert cette possibilit&#233; de travailler &#224; plusieurs alors que nous en &#233;tions au troisi&#232;me confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p align= justify&gt;Cette r&#233;flexion sur la lecture, &#224; elle seule, est passionnante : comment lisons-nous ? Par quoi sommes-nous parasit&#233;s (par quels &#034;bruits&#034;) et quelles strat&#233;gies mettons-nous &#224; l'&#339;uvre pour passer outre ? &#192; quel moment notre concentration n'est-elle plus possible ? Est-ce toujours aux m&#234;mes endroits, pour les m&#234;mes raisons ? J'ai ces questions en t&#234;te lorsque je r&#233;fl&#233;chis &#224; la fa&#231;on de faire passer mon texte de mon ordinateur au site et ce n'est pas pour rien : elles innervent mon livre &#224; venir, aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p align= justify&gt;(questions qui &#233;taient d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre dans &lt;i&gt;Des olo&#233;s&lt;/i&gt;, o&#249; elles concernaient cependant le lieu physique, et non virtuel, de lecture)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_964 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/oloe_villon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/oloe_villon.jpg?1642926795' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align= justify&gt;L'&#233;v&#233;nement de la semaine, ce fut donc cette mise &#224; disposition du d&#233;but du site, mais pas seulement. Ce fut aussi, et peut-&#234;tre surtout pour l'instant, la constitution du groupe de &#034;lectrices bruitistes, lecteurs bruiteurs&#034; charg&#233; de tester ce d&#233;but de site. Ils sont quinze, certains que je connais, d'autres non. C&#244;t&#233; site, nous sommes quatre : dix-neuf personnes sont ainsi invit&#233;es &#224; &#233;changer autour de leurs impressions par mail, ce qui n'est pas rien. Je n'en parle pas davantage ce matin parce que le prochain &#233;pisode de &lt;i&gt;Lire le bruit&lt;/i&gt; &#233;voquera ce d&#233;but d'aventure collective. Mais je suis extr&#234;mement heureuse de tout ce qui est en train de se produire et qui me para&#238;t d&#233;j&#224; d'une grande richesse. Il est fort probable que cette exp&#233;rience revienne plus d'une fois dans le semainier cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_963 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/villon_et_le_president_au_loin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/villon_et_le_president_au_loin.jpg?1642925767' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align= justify&gt;L&#224; o&#249; l'espace s'est &#233;largi, c'est &#233;galement dans mon quartier de Paris puisqu'apr&#232;s deux ans de travaux, la biblioth&#232;que Fran&#231;ois Villon a rouvert ce mardi. Cet &#233;v&#233;nement est, pour moi, tout sauf anecdotique. Coinc&#233;e dans mon lit quand j'&#233;tais malade en 2019 puis, comme tout le monde, par les confinements, je retrouve avec un immense plaisir, ces temps-ci, les anciens espaces familiers : la piscine, la biblioth&#232;que &#8212; la semaine prochaine, ce sera le Louvre, avec les &#233;l&#232;ves de troisi&#232;me du coll&#232;ge o&#249; j'interviens en ce moment en atelier. Les photos de cet article ont &#233;t&#233; prises &#224; Villon, o&#249; je me suis fait une joie de me rendre d&#232;s 14h, le premier jour, testant un peu tous les espaces, empruntant les livres qui me faisaient envie depuis des mois.&lt;/p&gt;
&lt;p align= justify&gt;Bref, si la vie professionnelle me semble encore ultra &#233;triqu&#233;e, quelque chose s'a&#232;re, ces jours-ci, avec l'arriv&#233;e du groupe de lecteurs, l'ouverture du site et de la biblioth&#232;que. Il y a ce Louvre, aussi, dont je n'ai pas parl&#233; mais qui m'a reconduite pour les deux prochains trimestres : je vais participer au &#034;grand tour&#034;, un projet qui invite les coll&#233;giens &#224; s'approprier le mus&#233;e, &#224; tisser des liens avec lui jusqu'&#224; la Nuit europ&#233;enne des mus&#233;es, au mois de mai. Je suis charg&#233;e, en quelque sorte, de servir de &#034;passeuse&#034; entre ces &#233;l&#232;ves et le lieu. Je guette avec impatience, dans ma bo&#238;te &#224; lettres, le s&#233;same qui me permettra d'explorer le mus&#233;e &#224; ma guise, comme &#224; l'&#233;poque de &lt;a href=&#034;https://relire.net/louvre-ouvert/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#192; Louvre ouvert&lt;/a&gt;, formation que j'avais anim&#233;e avec Pierre M&#233;nard, C&#233;cile Portier et Joachim S&#233;n&#233;. En attendant, tout commence demain &#224; 8 heures dans la salle de classe : une conf&#233;renci&#232;re va venir, des maquettes sous le bras, pr&#233;senter le mus&#233;e et son inscription dans la ville. Je raconterai, pour ma part, les rapports que j'entretiens avec lui et lirai quelques extraits de mes livres sur Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p align= justify&gt;Du vivant, enfin !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie m&#234;me</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/semainier/article/la-vie-meme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.annesavelli.fr/semainier/article/la-vie-meme</guid>
		<dc:date>2021-12-26T07:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Nantes</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>Delphine Brestech&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce qui compte, c'est faire festin de tout, disait-elle.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/nantes" rel="tag"&gt;Nantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/delphine-bresteche" rel="tag"&gt;Delphine Brestech&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_941 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/montre_ouverte_louvre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/montre_ouverte_louvre.jpg?1640422649' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Samedi 25 d&#233;cembre&lt;/strong&gt; : je pensais ne pas &#233;crire de semainier cette fois-ci, r&#233;veillon oblige, mais finalement j'ai tout mon temps, puisque je suis, comme beaucoup, cas contact, en quarantaine depuis hier et pendant je ne sais combien de temps. La pharmacie, d&#233;bitant hier des tests au kilom&#232;tre, s'est par ailleurs tromp&#233;e dans l'envoi de mes r&#233;sultats. Ma date de naissance, sur l'interface, est inconnue, le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone est celui d'une autre femme test&#233;e qui, de son c&#244;t&#233;, doit attendre un mail qui n'arrive jamais : on dirait un d&#233;but de roman. Inutile d'y penser davantage, la pharmacie est ferm&#233;e. Durant 48 heures on ne saura pas si je suis vraiment n&#233;gative ni quel variant s'en est pris &#224; mon proche et donc, combien de temps je vais &#224; m'adonner &#224; l'activit&#233; principale de ces derniers jours : ranger des carnets et des livres.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;(&#192; propos de livres, j'ai termin&#233; hier &lt;i&gt;Rendez-vous secret&lt;/i&gt;, de K&#244;b&#244; Ab&#233;, d&#233;lirant roman dont le personnage principal, plus que le narrateur dont la femme, enlev&#233;e par des ambulanciers, a disparu, est un h&#244;pital labyrinthe. J'aimerais y revenir &#224; un autre moment, ce livre me para&#238;t important)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_942 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/horloge_de_table_laiton.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/horloge_de_table_laiton.jpg?1640422679' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;J'&#233;cris cela en faisant semblant d'&#234;tre un peu d&#233;tach&#233;e mais ce n'est pas au Covid sous mon toit que je pense ce matin et je ne range ni livres, ni carnets. Je pense &#224; Delphine Bretesch&#233; qui nous a quitt&#233;s, comme on dit, jeudi apr&#232;s-midi. Je savais depuis septembre qu'elle &#233;tait tr&#232;s malade, je pensais &#224; elle chaque jour, esp&#233;rant quand m&#234;me, n'osant pas lui envoyer de petits messages, et puis si, et heureusement, recevant d'elle des r&#233;ponses rythm&#233;es par les emojis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_943 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/local/cache-vignettes/L425xH326/delphine_photo_de_remue-39c52.jpg?1640451849' width='425' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Delphine, photo de sa &lt;a href=&#034;https://remue.net/delphine-bretesche&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;page&lt;/a&gt; remue.net)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Je ne fais pas partie du premier cercle de Delphine mais du deuxi&#232;me, &#224; coup s&#251;r, ce que nous sommes nombreux &#224; pouvoir en dire tant elle est, &#233;tait et restera aim&#233;e. Delphine, sa disparition nous sid&#232;re parce qu'elle est, pr&#233;cis&#233;ment, celle qui ne pouvait pas mourir (&#034;la vie m&#234;me&#034; : nous sommes plusieurs &#224; avoir spontan&#233;ment, depuis deux jours, cette expression en t&#234;te).&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;En &#233;crivant ces mots j'entends sa voix, je revois ses mains qui, tous ou presque, ont mass&#233; nos &#233;paules au moins une fois. Quand elle percevait en nous des tensions (combien sommes-nous &#224; avoir ce type de souvenir ? Plein, s&#251;rement), elle proposait ses services, peu importait le lieu. Je ne sais si je raconterai un jour comment elle m'a aid&#233;e &#224; sortir d'un chagrin il y a quelques ann&#233;es &#224; Nantes en m'&#233;coutant et me massant la main, mine de rien, alors que j'attendais mon train. Je voudrais seulement dire ici combien notre amiti&#233; fut voyageuse et joyeuse, de notre premi&#232;re rencontre &#224; &lt;a href=&#034;https://www.la-marelle.org/en-creation/made-in-la-marelle/532-marseille-festin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marseille&lt;/a&gt; &#224; sa derni&#232;re lecture &#224; Paris en passant par Nantes, &lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/video/x6fgx59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nanterre&lt;/a&gt; et le lac de &lt;a href=&#034;http://lespritdulieu.fr/mot/delphine-bretesche&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grand Lieu&lt;/a&gt; (nous &#233;tions souvent &lt;a href=&#034;https://archives.p-a-c.fr/blog/2014/02/26/lecture-performee-delphine-bretesche-anne-savelli/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;invit&#233;es&lt;/a&gt; par les m&#234;mes personnes, en r&#233;sidence ou lors de tables rondes, j'embrasse fort Pascal et Arnaud, au passage).&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici cette derni&#232;re lecture, en mars dernier, &#224; Paris, avec Xavier Mussat :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/1g-cAoh7eTs&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Samedi apr&#232;s-midi.&lt;/strong&gt; Les t&#233;moignages sur Facebook affluent et, comme pour Philippe Aigrain l'&#233;t&#233; dernier, les paroles se rejoignent, se ressemblent. O&#249; il est dit qu'avec Delphine, on devenait ami.es tout de suite, et pour tout le temps. O&#249; il est dit et redit ses &lt;a href=&#034;https://remue.net/Delphine-Bretesche-l-Electroencephallusgramme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nombreux&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://songline-lemans.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/SONGLINE-dossier-presse-2016.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;talents&lt;/a&gt;, sa joie, sa g&#233;n&#233;rosit&#233;, son rayonnement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_944 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/ligne_de_bulbes_delphine_ouest_france.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/ligne_de_bulbes_delphine_ouest_france.jpg?1640449656' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(la ligne de bulbes de narcisses, photo de Ouest France)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;En 2022-2023, j'&#233;tais cens&#233;e (je le suis toujours) assurer pour L'aiR Nu la direction artistique d'un projet de l'association L'Esprit du lieu destin&#233; &#224; mettre en valeur les r&#233;sidences du lac de Grand Lieu, qui existent depuis plus de vingt ans. &#034;J'&#233;tais cens&#233;e&#034; car nous n'avons pas re&#231;u les subventions que nous esp&#233;rions. Mais je le &#034;suis&#034; toujours car nous trouverons comment faire, d'une mani&#232;re o&#249; d'une autre. Parmi les &#339;uvres r&#233;alis&#233;es autour du lac, il y a cette ligne de 2 000 bulbes de narcisses qui relient une rivi&#232;re, la Logne, au cimeti&#232;re voisin, dont Delphine avait eu l'id&#233;e, prolongeant le &lt;a href=&#034;https://www.jocaseria.fr/Catalogue/Livres/Fiche%20livre/persephone.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;livre&lt;/a&gt; qu'elle &#233;crivait et pour laquelle elle avait r&#233;ussi &#224; &lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/delphine-bretesche-en-residence-corcoue-1463147&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mobiliser&lt;/a&gt; 90 personnes. Sortir Pers&#233;phone des enfers, r&#233;unir les vivants pour annoncer le printemps : voil&#224; qui lui ressemble, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;En attendant de trouver comment (re)mettre en lumi&#232;re ses r&#233;alisations et celles des autres auteurs, artistes venus &#224; Grand Lieu, je pars&#232;me ce semainier des petites horloges d&#233;couvertes au Louvre ce jeudi. Elles ne disent plus l'heure depuis longtemps. Elles indiquent pourtant le premier des temps sans Delphine &#8212; sans elle mais avec elle, aucun doute n'est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Dimanche matin&lt;/strong&gt; : au r&#233;veil, je pense imm&#233;diatement &#224; Delphine, &#224; ce qu'elle a r&#233;alis&#233;, &#224; cette diversit&#233; d'&#339;uvres (textes, dessins, performances, lectures...) mais aussi aux difficult&#233;s rencontr&#233;es, au soutien qui n'y &#233;tait pas toujours, qu'il fallait sans cesse conqu&#233;rir. Me rappelant ces &#233;changes que nous avons eus plus d'une fois, j'&#233;cris dans mon carnet rouge et les lignes filent plus vite qu'ici (le semainier et le journal intime, ce n'est pas la m&#234;me chose).&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;J'ai quatre livres d'elle : &lt;i&gt;Pers&#233;phone au jardin de Sainte-Radegonde&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Premier de cord&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Marseille festin&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Journal dessin&#233;&lt;/i&gt;. Ranger, brasser l'olo&#233; durant la quarantaine, ce sera &#224; coup s&#251;r les relire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;daction d'articles</title>
		<link>https://www.annesavelli.fr/ateliers-et-cie/critique-litteraire/article/redaction-d-articles</link>
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		<dc:date>2018-06-21T19:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Marilyn Monroe</dc:subject>
		<dc:subject>biographie</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>critique</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>lire</dc:subject>
		<dc:subject>Dita Kepler</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>vie professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>informatique</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Perec</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ancienne journaliste, j'aime aussi &#233;crire sur les livres des autres.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/ateliers-et-cie/critique-litteraire/" rel="directory"&gt;Critique litt&#233;raire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/marilyn-monroe" rel="tag"&gt;Marilyn Monroe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/biographie" rel="tag"&gt;biographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/ecrire" rel="tag"&gt;&#233;crire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/critique" rel="tag"&gt;critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/lire" rel="tag"&gt;lire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/dita-kepler" rel="tag"&gt;Dita Kepler&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/vie-professionnelle" rel="tag"&gt;vie professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/informatique" rel="tag"&gt;informatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.annesavelli.fr/mot/georges-perec" rel="tag"&gt;Georges Perec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/perec_bookwitty.jpg?1532361867' width='500' height='437' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai particip&#233; en 2017 au site Bookwitty (d&#233;sormais ferm&#233;), auquel j'ai propos&#233; des articles sur des sujets vari&#233;s (&lt;a href=&#034;https://www.bookwitty.com/text/vies-ouvrieres-paysages-du-nord/59b7b86d50cef718f3a02d29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le nord de la France&lt;/a&gt; &#224; travers la litt&#233;rature, le &lt;a href=&#034;https://www.bookwitty.com/reading_list/sortir-de-paris-4-itineraires-litteraires-en/59d2447f50cef74b00cd892a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grand Paris&lt;/a&gt; des &#233;crivains, &lt;a href=&#034;https://www.bookwitty.com/text/la-mer-ce-personnage-de-roman/594b77be50cef757da9eeee8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mer chez Yoko Ogawa&lt;/a&gt;, l'influence du &lt;a href=&#034;https://www.bookwitty.com/text/je-me-souviens-de-je-me-souviens/595caeb350cef778f8f34aca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Je me souviens&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Perec sur les auteurs contemporains, ou encore &lt;a href=&#034;http://relire.net/fenetres/spip.php?article46&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marilyn Monroe&lt;/a&gt;...).&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai beaucoup aim&#233; &#233;crire ces articles, tout comme j'avais aim&#233;, il y a quinze ans, accompagner le d&#233;veloppement de sites de critique litt&#233;raire sur le web francophone naissant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.bookwitty.com/reading_list/que-se-passe-t-il-quand-on-prend-une-photo-10/599ab25f50cef77e23ef5b8a&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/bookwitty_livres_photo.jpg?1532349219' width='500' height='382' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque, je travaillais pour un &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/LookSmart&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;annuaire internet am&#233;ricain&lt;/a&gt; dont je r&#233;digeais plusieurs rubriques culturelles (m&#233;tier qui n'a pas exist&#233; longtemps, aurait d&#251; m'envoyer chez Google, selon toute logique). Bien conna&#238;tre la Toile francophone m'a conduite &#224; participer en parall&#232;le &#224; un certain nombre d'aventures, dont celle de Takalir, site de critique de litt&#233;rature jeunesse alors prolixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai ensuite &#233;t&#233; journaliste dans la presse informatique et audiovisuelle, r&#233;digeant un nombre incalculable d'articles sur les derniers logiciels en date (Second Life m'a inspir&#233; &lt;a href=&#034;http://relire.net/fenetres/spip.php?rubrique11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dita Kepler&lt;/a&gt;), Harry Potter (les livres, les films) ou les s&#233;ries am&#233;ricaines. J'ai &#233;galement &#233;t&#233; correctrice du site web du Louvre, mus&#233;e pour lequel j'ai, plus tard, anim&#233; des &lt;a href=&#034;http://relire.net/louvre-ouvert/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ateliers&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_36 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.annesavelli.fr/IMG/jpg/bookwitty.jpg?1532349212' width='500' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Informatique, cin&#233;ma, peinture, litt&#233;rature : je travaillais dans plusieurs domaines, r&#233;digeais pour le plus grand nombre comme pour les happy fews tout en continuant &#224; &#233;crire, de mon c&#244;t&#233;, des textes litt&#233;raires. C'est ainsi que &lt;a href=&#034;http://relire.net/fenetres/spip.php?article26&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Fen&#234;tres open space&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; a vu le jour, en prenant le m&#233;tro chaque matin pour me rendre dans les locaux de l'annuaire am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancienne &#233;tudiante en lettres, je continue &#224; avoir envie de faire d&#233;couvrir des livres et des auteurs, de r&#233;fl&#233;chir, de creuser des th&#233;matiques. Les &lt;a href=&#034;http://www.lairnu.net/36-secondes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;36 secondes&lt;/a&gt; donnent une id&#233;e de ce que je lis, semaine apr&#232;s semaine, de ce qui m'int&#233;resse : &#224; suivre, donc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et en attendant, vous pouvez retrouver ci-dessous les articles que j'ai &#233;crits pour Bookwitty.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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