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site d’Anne Savelli

Le voyage en train

mardi 12 Juin 2018, par Anne Savelli

J’ai proposé, à la même époque, trois ateliers sur le thème du voyage en train à trois groupes différents, le premier à la Vallée aux loups, le second à Chartres, le troisième à Paris. Vous retrouverez ci-dessous deux lectures collectives audio et plusieurs textes.
Il s’agissait, d’une part, d’écrire un texte à partir de notes lues à voix haute une seule fois, sans possibilité de les réentendre, notes que j’avais prises en regardant très vite une série de photos ; d’autre part, de tenter d’épuiser l’intérieur d’une gare.
Et pour brouiller un peu les pistes, sachez que les visuels de l’article n’ont rien à voir avec les photos dont je viens de parler (où celles que je vous montre ont-elles été prises ? Réponse à la fin)

A partir de notes prises dans une exposition de photos de Bernard Plossu à la librairie L’Esperluète à Chartres :

Lecture collective des participants de l’atelier de la Vallée aux Loups (sans voir les photos)

Un voyage en train
Participant-e-s à l’atelier d’écriture de la Vallée aux Loups (2018)

Lecture collective des participants de l’atelier de Chartres, extraits de textes écrits dans la salle de l’exposition, au contraire

Le voyage en train d’après des photos de Bernard Plossu
Participants à l’atelier de Chartres/Ateliers d’écriture (2018)

Textes écrits dans le café Au train de vie, à Paris :

(retour à l’atelier)

Les cheveux, dans lesquels on passe la main.
Les cheveux longs d’une femme à Roanne.
Les cheveux longs d’une femme à l’épaule dénudée.
Le vent dans les cheveux cache le visage, d’un geste élégant elle remet sa chevelure en ordre et pose sa tête sur sa main.
Elle est dans le couloir et regarde par la fenêtre. Oubliés les paysages industriels, la circulation dense, l’air vicié. Elle va en Italie, à Milan. Elle entendra la langue italienne, la plus jolie au monde puisque chaque mot a été choisi pour la beauté de sa sonorité.
Un homme apparaît, ombre noire inconnue.
Le train s’engouffre dans un long tunnel. Désir mortel. Elle porte la main à son crâne, un peu de sang macule sa chevelure blonde. Le paysage est flou, ses yeux regardent dans le vague. L’homme lui assène un dernier coup de canif.
Il s’empare de son cabas et fouille son portefeuille. D’un geste nerveux il grave son prénom sur la vitre : E.V.A, Eva.

Murielle Charlot-Dorée

Une femme dans un train, de profil, cheveux relevés, lunettes noires, imperméable à col mao. On est dans une gare ou dans un film. C’est un moment découpé dans une vie dont on essaie de faire quelque chose : une scène, un récit, une photo. Les images, les mots, nous projettent, nous propulsent. Un regard, une ligne, une image, on est ailleurs, soulevé, porté, emporté, déporté, disparu. Cette femme est moi, ou ma mère, ou une amie. Je vais quelque part, j’ai accompagné maman au train, cette amie me quitte. C’est le moment de la séparation, un temps de suspension. On n’est plus tout à fait ici, plus encore là-bas. Dans un wagon, une voiture, un avion. Entre deux temps, deux lieux. Mais je ne vais nulle part, reste sur le quai, en arrêt sur la page.

Maryse Barbance

Je me suis toujours dit qu’un jour je partirai « n’importe où ». Juste à la faveur d’une disponibilité soudaine, d’un « je veux voir ailleurs juste un moment ». Pas longtemps. Plongeon dans un inconnu pour tentative d’exploration, d’immersion, d’adaptation immédiate. Vu l’exposition de Bernard X. Ecouté les notes d’Anne. J’avais plutôt envisagé l’avion mais les photos viennent de trains. Pas mal quand même. Ce serait quoi pour moi le plus important… ? Paysages, campagnes sauvages (isolement), campagnes civilisées (rencontrer les gens)… Pas encore décidé.
Je suis née à Villeneuve Saint-Georges. La plus grande gare de triage de France, en son temps. (Abandonnée maintenant). Vue du ciel lorsqu’on atterrit à Orly –piste Est-West – par ciel dégagé. Impressionnant toutes ces voies : des lignes parallèles, qui se touchent, peuvent s’incurver sur les bords ; une image de l’infini. Où vont-elles ? Où finissent-elles ? A quel moment viennent-ils là ces trains … pour faire le « tri » ? Le tri de quoi ? Et puis la Seine à côté, voie d’eau pas de SNCF…
Bruxelles, Nord-Pas-de-Calais, Douai, Londres, trop humides, trop gris. Je n’ai pas envie de gros bagages. Juste un sac, une écharpe en bandoulière, une petite robe, les cheveux noirs au vent… Le reste sera fourni par l’hôtel.
En avion, c’est direct ; on peut faire des escales. En train, plus ou moins Direct on a le temps de décider. Un billet circulaire… ce serait pas mal ! Les trains pour la Sicile ou la Sardaigne, sans doute pas facile à prendre. Mais… Lyon – Sète… ? Retrouver les flamands roses croisés il y a deux ans, roulant vers Barcelone…. ?
Là, le sujet s’épuise, troublé par les conversations annexes…

Fabienne Brouillaud

Et si on jouait à se perdre ?
Prenez une carte de France,
D’un index précis, choisissez une ville dont le nom vous plait, et ou vous n’avez jamais mis les pieds.
Pas trop loin quand même, et prenez un billet de train…. Hasard, ce sera dans l’Est.
Nous voilà parti.. .
Pourquoi le train ? C’est pour moi l’essence même du voyage détendu.
Départ… Images magiques, de toutes ces voies, traits brillants parallèles, qui a force de contorsions s’étalent et rétrécissent en un entonnoir encaissé entre des murs sombres zébrés de graffitis.
Ma voisine sort sa tablette pour regarder un film, un grand contrôleur passe en chaloupant, jetant un œil distrait sur chaque passager. Peut être cherche t’il à deviner celui qui n’aura pas son billet ????
Petit à petit le paysage devient moins dense…. Petits pavillons de banlieue…. L’intérêt du train c’est que très souvent on découvre les maisons par leur arrière… petit jardinet, une balançoire, quelque bac a sable… quels gens vivent ici…. ? Impression de rentrer dans l’intimité de la vie de ces habitants… vie cachée à ma vue par les façades, mais que je sens vibrer, bien que je ne veuille, ni ne puisse, rien en savoir… par pudeur sans doute… !
Les gares de banlieues défilent de plus en plus vite, et finissent par laisser place aux paysages de campagne. Valons… champs ourlés de petit bosquets, arbres perdus tout seuls, que les champs labourés enlacent, quelques vaches qui contrairement à ce qu’on peut penser se fichent complètement du train qui passe, pourvu que l’herbe soit fraiche….
Le train ralentit. Premier arrêt, (il n’y en aura qu’un…) quelques personnes sur le quai… personne dans le train ne semble prêt à descendre. On ira tous jusqu’au bout , Na ! Quelques lycéens montent bruyamment, rigolant et parlant fort… contraste avec le calme ouaté du wagon …
Un petit ronflement se fait entendre vers l’avant… pourtant aucune tête ne dépasse de la rangée visée.. curieux ?
La campagne défile vite maintenant, nous traversons une foret… avec la vitesse, l’image devient moins précise… fond vert sombre, sur lequel apparaît de façon régulière, rythmée par la musique du train, une rayure grise verticale… juste pilonnes qui passent… au rythme de leurs espacements.
Soudain, une voie semble sortir du dessous de notre wagon pour s’enfuir à gauche… entrainant avec elle, ses pilonnes… juste le temps de lire en lettre rouge sur fond blanc.. ATTENTION AUX CATENAIRES… DANGER DE MORT.. Peut être est-ce pour cela que la voie s’enfuyait si vite ???
Oh… ! D’un coup … souffle puissant qui nous fait trembler tous, accompagné d’un coup de corne à deux tons.. Peut être eut il fallu prévenir avant ? Un autre train vient de nous croiser à contre voie. Surpris …. !
Bon peut être qu’il faudrait que je m’informe un peu, sur la ville que je vais découvrir, quelque guide… ?.
A regret, je quitte le passionnant film proposé par la fenêtre, … fascination du mouvement…. secret du voyage !
Ma voisine se penche, joli sourire, elle me demande si elle peut brancher son téléphone…
Retour ce soir…. si je rentre… Pas mon billet…. libre de vaquer le nez au vent, à la découverte, toute la journée… !
Finalement pas si perdu que cela…. !

Christian Milleret « La vie du rail »

Eva en partance.
Binario tre. Quai F. Banhof G.
OK. Oui tout va bien.
Estación de Valencia.London station.Stazione de Venezia.
Trois vaches qui broutent un tunnel qui happe la lumière Arbres dénudés,en fleurs, décharnés, effilés Paysages flous,distendus,distordus,dessinés au couteau Ciel tangible, réel,effiloché, bleu nuageux, gris tendre,mauve du soir Ombre portée, noircie,ciselée Quai vide,déserté,envahi,bondé Jupe à fleurs sous imperméable plastique rose fuchsia sac-cabas en osier sandalettes Rondini Visages croisés asiatiques roumains européens Immeuble de neuf étages, pavillon de banlieue avec jardin, entrepôt,usine abandonnée, zone commerciale, haute montagne, côté maritime du sud Autoroute, chemin de traverse, RN16, itinéraire de contournement.
Binario tre.Quai F.Banhof G London station.Stazione de Venezia.
OK oui tout va bien.
Je t’attends.

Danièle Le Bour

Bonus : textes écrits à partir d’une tentative d’épuisement de la gare de l’Est :


(interlude)

J’ai vu dans une salle d’attente ouverte des voyageurs en avance, identifiables par leurs sacs et leurs regards lointains, assis, par terre, sur un banc, ils écoutent de la musique, font leurs mails ou des jeux, mangent, improvisent une sieste la tête sur un sac, pique-niquent.
Ils vont attendre longtemps et sont très propres, absence de pigeons et de miettes.
Descente par l’escalator en écoutant du piano. Même en mouvement on se croirait dans une salle d’attente mais pour un rendez-vous médical cette fois.
Métros 4-7-5. Un guichetier jeune, foulard bleu à pois il doit être démagnétisé.
Un chat attend l’ascenseur, la dame pipi porte une doudoune avec badge. L’un va aux toilettes pendant que l’autre garde les valises. Selfie des amoureux, drôle d’endroit pour une rencontre.

Retour, je croise des jumelles et leur mère, un jeune homme au crâne savamment rasé laissant apparaître MPP ; il n’y a personne aux objets trouvés.
Chez Paul how much ? Do you speak french ? Selecta bonbons boissons-casino shop-voyageur prêt à partir-vérification du numéro du train et de la voie- l’univers de Léo montre Dali et ses voisines-elles affichent toutes 10h10-bureau de change deux guichetières bavardent entre elles- point rencontre horloge sur tour à colombages plastique, non métal et verre !
Appel d’air. Endroit très calme où l’on attend sans rien faire. Haufbahn.
J’arrive je vais ouvrir le magasin, dit la vendeuse à queue de cheval.
Un pigeon ! Une tirelire « mon petit paradis fiscal » et un agent SNCF dégageant les pique-niqueurs assis sur les marches réservées au personnel.

Murielle Charlot-Dorée

Jamais allée gare de l’Est. Plan en mains, j’ai préparé mon trajet et prévu de l’avance au cas où — grève, incident, panne… tout ce qui peut faire rater un train, manquer un rendez-vous, dérailler une vie.
Suis finalement arrivée bien trop tôt et ai baguenaudé. Longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Chemin faisant, je suis allée repérer l’endroit du rendez-vous : « Les portes de fer forgé, côté Saint-Martin », avait-il dit, puis, après un moment d’hésitation, « elles sont abritées par une verrière ». J’ai trouvé dès que je me suis repérée dans la gare. Je suis sortie et j’ai admiré la verrière. Il y avait là un homme jurant de dépit : on venait de changer les sacs poubelles, ils étaient vides. Tout en vociférant, il faisait un geste d’écrasement au sol, un coup de poing sur un objet imaginaire qu’il eût voulu enfoncer…
Cela faisait… Combien de mois ? d’années ?

Maryse Barbance

Constellation de Metz… C’est dans quelle direction ? Quel train ?
C’est marqué « parcours artistique »…. Alors ça commence où… ?
La femme brune aux trois sacs à rayures sans roulettes à bout de bras est partie de l’entrée Rue d’Alsace marchant d’un pas relativement tranquille est allée jusqu’à l’antenne de Police (fermée) à l’autre extrémité de la gare.
Rencontre sur ce parcours de dossards rouges, allant par trois systématiquement, en cercle, juste écrit dessus « SNCF Assistance » mais sans bouche parlante extérieure.
Rien à en tirer.
Une famille nombreuse a trouvé place dans un carré de bancs qui vont par quatre places assises, bien séparées par des accoudoirs bas…. Accul…toirs ??
Vraiment pas confort.
Un rempart de valises grises, noires et gros sacs fourre-tout avec doudous. Pour l’instant, temps calme, heure du temps calme. Le père surveille. La mère s’est mise en quête de trouver des billets… Faut aller où ? Chez Paul ? Factory and Co ? Starbucks ? Jeff de Bruges ? Desigual ? Super wild Coffee ? (ah non pas encore ouvert)… Le balcon fleuri, en haut des escaliers …. (ah non réservé au personnel)… etc.

Fabienne Brouillaud, Les Gens

Ouf , Sorti du Métro… !
Grand soleil bienvenu sur la place piétonne devant la Gare de l’Est…
Entrant, je suis une petite dame, dont la valise à roulette couine affreusement…
Suis en avance,
Voilà le hall Alsace, départ grandes lignes,
Toujours une pensée émue pour tous ces jeunes gens qui sont partis au front de 14 , la fleur au fusil , persuadés de revenir bientôt, c’était une affaire de semaines…disait-on, et pourtant… !
Au niveau de la voute du plafond, une fresque aux couleurs délavées, que plus personne ne regarde, rappelle cet épisode terrible.
Je suis toujours la valise qui couine précédée de sa propriétaire… Contraste de ce hall ou l’on trouve boutiques de gourmandises chocolatées, chemise, foulards cravates, et babioles souvenirs..
Me souviens moi aussi , être passé par ici à 25 ans… départ pour l’Alsace, accomplir un service militaire qui n’existe plus… base Aérienne 132 COLMAR
Entrée dans le grand hall des départs… cathédrale illuminée en ce jour de soleil, par les gigantesques rotondes en verre… mais ici Monsieur, on ne prie pas… on attend… qui son train… qui, que le temps passe plus vite…. qui, qu’une âme charitable lui donne un sous ou un ticket resto.
Tiens, la valise à roulette a cessée de couiner ???? Le dos qui la précède devient profil.
Petite Dame la soixantaine, Mamy sans doute, cheveux grisonnant tirés en chignon…
Elle cherche ses lunettes, d’ou son temps d’arrêt,
Je la dépasse, écartant une fratrie de petits enfants noirs, shootant dans un paquet de cigarette vide devant des parents débonnaires. Ils n’ont a priori aucun bagage ??? S’en vont ils vers la banlieue, ou, la gare est elle un point de rencontre pratique pour eux en l’attente d’amis ou connaissances ?
Un petit comptoir en bois très clair en bord des voies ? Je m’approche et découvre un petit corner pour recharger son téléphone portable ou autres engins électroniques ! Mais à y regarder de plus près la SNCF est pingre de son électricité… car il faut gagner ce service pratique… En pédalant ! Belle idée !
Dédale très à l’arrière des quais de distributeurs de boissons nombreux et variés
SELECTA…. SELECTA…. SELECTA…. SELECTA…. SELECTA… l’œil se perd…
Et raffinement suprême, quelques siègent les jouxtent. Chaque passant lorgne alentour pour voir si par le plus grand des hasards, l’un ne se libèrerait pas… Et sans doute pour rendre l’endroit plus douillet encore, on a même remplacé l’asphalte du hall par un plancher de bois !
Les sortes de poulaillers chauffants qui servent de chaufferette aux doigts gours, l’hiver, sont éteintes, c’est le printemps !
Mais qu’elle heure est il ? Embarras du choix… vieilles grosses pendules à cadran »BRILLIÉ » du hall, horloges numériques en bout de quai… jusqu’à la croix verte du pharmacien qui, clignotant frénétiquement, donne tour à tour l’heure, la date et la température ? Comme s’il en était besoin !
Les petits bancs de bois encerclant les le poteaux de panneaux de départ, m’arrachent un sourire, ou les dirait faits tout exprès pour des nains !
M’assois à côté d’une jeune homme casquette retournée, absolument immobile semblant foncer dans son roman policier… pas question de lever un œil !
Un grand antillais, portant bonnet de laine rasta sur la tête, vient me demander l’aumône............. les gilets rouge SNCF déambulent…. !
Tiens un moineau ? Ici … ? Ils sont devenus si rares !

Christian Milleret

Monop Daily, café kiosque.
Relay be happy Be relay.
"En fait, je cherchais un truc qu’on pourrait faire en extérieur",dit une petite dame, la soixantaine.
Détails des horloges.
"Moi, c’estàl’intérieur que je cherche aujourd’hui."
Des gens comme souvent, les vrais gens.
Un agent de sécurité SNCF,indien,arrête un homme noir d’une cinquantaine d’années,qui traîne son trolley lourd de courses.
Moi je passe sereine.Fut une époque,je sortais des relais Hachette Télérama sous le bras, comme un défi. J’ai longtemps lu Télérama gratuitement.
La seule fois où j’ai été contrôlée, c’est lors d’une sortie scolaire avec mes grands élèves de bac pro.Je marchais au milieu d’eux,invisible pour les policiers."Stop les gars,contre le mur !"Ils obéirent sagement,tranquillement, cool comme ils disaient à l’épique."Oh !Pardon madame, nous ne vous avions pas vue."
"Vous savez parfois, c’est quatre fois par jour, alors..."
Et moi, avec mon étendard dressé.
Chalons-en-champagne,Vitry le François,Bar le duc.Des portes transparentes ferment les quais.
La leçon de piano au milieu de la gare.Belle ciao."Vous l’avez reconnue. Oui ,bien sûr,je la chante souvent."un homme assis à ses côtés,comme une mélopée de l’autre côté de le la mer,Aïcha.Un jeu de regards d’hommes.Baskets noires, sweat à capuche, cheveux bruns, très bruns, travaillés,sculptés. Il joue.Un guitariste passe, le salue.Il enchaîne :"Mais parle encore de l’amour fort."Dalida, l’Égypte.
"Vous êtes musicienne, Non, je prends des notes."Il m’intrigue.
"Vous voulez jouer vous aussi. Oui, j’attends mon tour. Vous êtes écrivaine ? Non , j’aime juste être au monde avec les autres."

Danièle Lebour

(Peut-être savez-vous que j’aime les décors ? Les photos de cet article ont été prises à la volée dans les studios Harry Potter de Londres. Le train qu’on aperçoit est donc celui qui part du quai 9 3/4, direction Poudlard.)

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