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Après la traversée

dimanche 5 Avril 2026, par Anne Savelli

Nous avons donc traversé la ville d’ouest en est vendredi dernier, accompagnés par des enseignants-chercheurs et des étudiants de l’Université Gustave Eiffel dans le cadre d’Écritures urbaines, un programme de recherche pluridisciplinaire auquel nous (L’aiR Nu) sommes associés durant trois ans.
C’était à la fois énorme (le double de ce que nous faisons d’habitude, soit deux déambulations, deux ateliers avec enregistrements, deux réservations de salle, un déjeuner...) et galvanisant. Passer du XVIe au XIXe arrondissement, des beaux quartiers au périphérique, de Passy au Trocadéro, du Trocadéro à la Porte de Pantin, de la Porte de Pantin à Pyrénées en arpentant Danube, Place des fêtes, Jourdain tout en lisant exactement vingt-neuf extraits de textes en essayant de ne pas lasser : tout un programme !

Le travail en amont est conséquent, parfois un peu ingrat lorsqu’on ne trouve pas d’extrait de texte correspondant à ce qu’on cherche, qu’on pioche un peu partout en ayant l’impression de perdre son temps, de ne pas travailler — puis tout s’éclaire, se met en place. À la fin d’une "bulle d’air", on se sent pleins et entiers, épuisés mais joyeux, prêts à recommencer.

(Ici, un moment intense, pour moi : lire le début de Renata n’importe quoi, roman de Catherine Guérard dans lequel une bonne à tout faire décide de quitter ses patrons pour devenir "une libre". Le lire dans l’enceinte de l’immeuble où L’aiR Nu a son local — une chambre de bonne, précisément, située dans un immeuble des beaux quartiers où cette "performance", si elle avait été découverte, n’aurait pas forcément plu, on peut l’imaginer !)

Les participant·es n’ont pas eu beaucoup de temps pour écrire, c’est la limite, sans doute, de l’exercice. Nous pourrions, à l’avenir, prévoir de plus longues sessions d’atelier, peut-être. Les enseignant·es et les étudiant·es ont en tout cas été logé·es à la même enseigne que les participants à la bulle Éole et à la bulle Danube, qui n’ont pas forcément les mêmes pratiques d’écriture, ai-je pensé.

Autre temps fort de ces derniers jours : la possibilité que j’ai eue de visiter l’exposition sur Marilyn Monroe à la Cinémathèque en cours de montage, mercredi, pour mon podcast. J’adore me glisser dans les coulisses parce que j’adore pouvoir entrer là où, normalement, je n’ai pas le droit de me rendre. Par moments, l’écriture le permet et, nouveauté pour moi, le podcast aussi. Pour Bruits, j’avais pu entrer dans la réserve et la salle de repos d’un Franprix grâce à une employée. C’était évidemment différent mais pas moins intense, en réalité, que cette déambulation à travers les salles de l’exposition, balade qui m’a permis, accompagnée par une personne de la Cinémathèque pour des questions de sécurité, de prendre un peu de son et ces photos à la volée.

Ci-dessous, tandis que Jane Fonda répond à Delphine Seyrig dans Sois belle et tais-toi, un "socleur" crée un socle pour mettre en valeur le renard de Marilyn, qui sera ensuite déposé sous une cloche de verre :

(Tout cela, et d’autres choses, devraient se trouver dans le podcast de mai...)

Photos de la balade : Virginie Tahar

Galerie

Cliquez sur une photo pour avoir le diaporama

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