Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Code collection
lundi 20 Décembre 2021, par
Voici un semainier un peu tardif "parce qu’il a eu sa dose", comme je l’ai dit sur les réseaux sociaux, mais qui néanmoins n’a pas fait que dormir et comater ces derniers jours.
Tout d’abord, j’ai enregistré un extrait de mon texte Hauts paysages, destiné à l’université de Bari, en Italie, pour le prochain épisode de Lire le bruit, qui paraîtra sur le site de la Marelle le 2 janvier prochain. Il y est en effet question de l’écriture de Bruits, voilà qui tombe bien.
J’ai, du reste, le quatrième épisode déjà en tête, car j’ai enfin commencé à m’occuper seule du site Bruits, autrement dit à coder un peu, grâce aux tutoriels de Joachim Séné, destinés à me donner de l’autonomie. Certes, j’ai l’impression de ne rien savoir faire encore, ce qui est vrai à 98%. Néanmoins, après un après-midi à suivre les pas à pas — pour intégrer une image entre deux "minutes" de texte, par exemple —, je peux déjà effectuer cette constatation : coder est aussi chiant qu’envoûtant. On passe son temps à pester, à se demander ce qui ne fonctionne pas (j’ai une irrépressible tendance à vouloir que toute machine m’obéisse au doigt et à l’œil sans jamais désirer comprendre la mécanique, je sais, c’est mal), à soupirer de devoir répéter des opérations... Tout ça pour ressentir, à la fin, une intense satisfaction, sensation qui, miracle, dure plusieurs jours. Il doit y avoir de l’addiction là-dedans, une forme de drogue : 2022 révélera peut-être la codeuse qui sommeille en moi !
Si tout va bien, nous "ouvrirons" les quinze premières minutes du site en début d’année. J’espère très vivement que vous viendrez lire le texte et même, que vous observerez votre façon de lire, de réagir aux petits événements placés sur les pages, et que vous m’en parlerez, ici ou ailleurs.
En attendant, il y a aussi, dans ce travail sur le site, un sentiment de puissance, même très relative, qui vient sans doute lutter un peu contre les temps actuels, hantés par les conséquences à prévoir de la prochaine vague de Covid, dont la re-fermeture des lieux culturels. À ce propos, le Louvre a renouvelé mes ateliers avec des élèves du collège Varese, près de chez moi, pour les deux trimestres prochains : je vais me hâter d’aller au musée préparer mes séances avant que omicron ne hante les galeries. Si ça se trouve, nous ferons tout en visio, comment savoir ? J’essaye de ne pas y penser, de me concentrer sur le désir que j’ai de travailler sur le thème de la circulation des objets avec la classe de troisième que je vais retrouver, de lier tout cela à L’Objet de ma vie, le projet de L’aiR Nu que je mentionne souvent ici.
Puisqu’on parle d’objets, pourquoi est-ce que je montre cette série de livres de L’Imaginaire depuis tout à l’heure ? Précisément parce que je collectionne les éditions d’occasion, manie qui me vient d’un immense agacement face à ce que Gallimard en a fait depuis quelques années : les nouveaux ouvrages sont de si mauvaise qualité (ah, les couvertures !!) qu’on a l’impression qu’ils sont sales alors qu’ils sont encore neufs. Du coup, je rachète chez les bouquinistes les exemplaires des années 70-80 que je trouve, ce qui me permet au passage de découvrir des textes vers lesquels je ne serais peut-être pas allée. Avec le code et l’abrutissement post-vaccin, la fréquentation des bouquinistes a été ma troisième activité de la semaine.
J’ai d’ailleurs trouvé à vingt centimes, sans l’acheter (chez Boulinier, sur la place des Innocents aux Halles, dans le bac "tout venant", si jamais ça vous intéresse), un Journal de Paris 1983, la vie de Paris au jour le jour qui m’a donné des envies d’imitation. L’auteur avait décidé, en début d’année, de tenir chaque jour la chronique de ce qu’il faisait à Paris. En feuilletant l’ouvrage, j’ai vu qu’il suivait les cours de Foucault et allait écouter Boulez, ce qui est assez fantasmatique. Son principe : auto-publier son journal comme une revue. Il faut croire qu’il a vite lâché son projet, car non seulement il n’y a jamais eu de Journal en 1984 mais même, le Journal de 1983 s’arrête en janvier, suivi d’une pièce de théâtre de l’auteur, allez savoir pourquoi.
N’empêche. J’ai tellement envie de faire pareil ! Journal + Paris + vie artistique, c’est tentant. Et puis, ce serait une façon de lutter contre la peur que tout referme, aussi, c’est certain. Mais j’ai déjà mes trois pages du matin, le semainier et Lire le bruit une fois par mois, sans compter l’expérience d’avoir lâché la rubrique Culture en cours de ce site. Pour l’instant, je pense juste m’acheter un agenda hyper basique et y noter chaque jour quelque chose de Paris.
(à l’écrire dans le semainier, là, tout de suite, à l’instant, un diable sur mon épaule me souffle : et pourquoi ne pas en faire un site participatif ? Un journal de Paris à plusieurs ?)
Bon, j’arrête là, je sème la graine et nous verrons... Quoi qu’il en soit, à très bientôt !
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