Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
D’un livre à l’autre
dimanche 26 Avril 2026, par
Jeudi, dans le TGV Nantes-Paris. Les journées d’une grande densité, lorsqu’elles se suivent, peuvent parfois donner l’impression d’une accélération temporelle. Ainsi, le marathon Marilyn Monroe, organisé par le cinéma François Truffaut de Chilly-Mazarin et dont j’ai été la marraine, n’a eu lieu qu’il y a quelques jours, mais il me semble déjà loin, au moment où j’écris, tant il s’est passé de choses depuis.
Il faut tout de même que j’y retourne, ici, en écrivant ce semainier, car ce fut si joyeux, si plein d’énergie ! Pour commencer, la conférence a très bien fonctionné. "On n’a pas vu passer la demi-heure", m’a-t-on dit, ajoutant que j’avais transmis ce que j’avais à dire en en parlant comme on raconte une histoire, ce qui m’a beaucoup plu. Ce n’est pas parce qu’on me range — avec mon accord — dans la case "expérimentale" que je n’en suis pas moins une raconteuse d’histoires.
Dans la vie, quand je ne préfère pas me taire, j’adore raconter des trucs.
(Photos du cinéma François Truffaut.)
Bref, avis à la population : n’hésitez pas à m’inviter contre quelques dollars pour que je la propose à nouveau. J’en serais ravie !
Toute l’équipe s’était mise au diapason (merci à Julie Belot, en particulier, pour son accueil), avait fort bien révisé sa Marilyn, comme je m’en suis aperçue ensuite. J’ai pu enchaîner en parlant de mon livre puis en présentant Certains l’aiment chaud (que je pourrais revoir cent fois) et The Misfits. J’ai même pu lire un court extrait de Cowboy Junkies, livre paru en 2008, dans lequel ce film apparaît fugacement. Je suis partie sur la pointe des pieds, sans oser dire au revoir au public, parce que j’étais émue. Je l’ai un peu regretté, mais c’est comme ça.
À peine revenue, je suis retournée à mon nouveau projet d’écriture, lequel m’a conduite à Nantes, où j’ai enchaîné, en deux jours et demi, les rencontres, tout en jonglant avec mon podcast, que j’avais oublié de monter, dans la précipitation.
Je n’ai presque pas vu la ville, en réalité, tournant d’un lieu à l’autre dans un tout petit périmètre. Je n’ai pas visité d’expo, pas fait de tourisme, suis restée concentrée sur ce que j’espérais trouver, sans accroc, dans une grande fluidité. Ce fut fructueux, je crois. J’embrasse celle et ceux que j’ai vus, et qui m’ont beaucoup apporté.
Malgré ce qu’on pourrait penser de l’extérieur, ce n’est pas si fréquent, la liberté qu’on s’octroie à partir seul·e, à financer son petit séjour pour écrire.
Vendredi C’est drôle, maintenant que je suis de retour à Paris, le marathon Marilyn et mon séjour nantais me semblent presque, déjà, à même distance dans le passé proche. Peut-être est-ce parce que, en termes de temps de trajet, il n’y a pas tant de différence entre Paris-Chilly et Paris-Nantes ? Dans le train, je n’ai fait que travailler, n’ai pas regardé par la fenêtre, pour une fois : rien du déplacement ne s’est donc matérialisé. Nantes (l’une des villes où je suis le plus souvent allée, en France, dont je garde des images nettes) et Paris en ont été comme collées, mises bout à bout.
De retour, dans l’agenda, brusquement, plus rien (ce sont les vacances pour beaucoup, ça joue, forcément). Mais quand il en est ainsi, je sais, a priori, comment le remplir.
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