Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Murs et bords de rives
dimanche 31 Mai 2026, par
Bien entendu, la semaine commence en fanfare, puisque lundi, c’est mon anniversaire et que je le fête à Rome (ici dans le parc Savello, eh oui). Il fait chaud, mais un peu moins qu’à Paris, un léger vent souffle et, munie d’une ombrelle japonaise anti UV trouvée à Tokyo (la frime), il n’est pas si épuisant de traverser la ville.
C’est un jour de retour, qui se terminera par une succession de difficultés de transports, mais peu importe. Ce qui compte, c’est ce qui se déplace en soi tandis qu’on croise à grande vitesse des rues, des marchés, des quartiers, des monuments, des habitants, des touristes du monde entier. Ce qui se déplace ou plutôt : ce qui butte. Car je ne cesse de butter contre mes limites culturelles, linguistiques, physiques et, comme au Japon, c’est cela qui m’interroge. En dehors de ce qui se produit dans la vie personnelle, qu’est-ce que je retiens d’un instant, d’une journée, qui soit notable, transmissible ?
C’est un jour particulier parce que je franchis une étape : j’ai désormais vécu plus longtemps que les deux artistes sur lesquelles je tente d’écrire en ce moment. Il signe également l’entrée dans la quatrième année de mon podcast (on peut pour l’occasion Exposer Marilyn) et j’y marche sur les traces de très vieux ancêtres, sur celles d’un voyage effectué il y a plus de 30 ans, tout en me demandant comment le nouvel appartement, à Paris, supporte la canicule. Autrement dit, tout se mélange, tourne dans ma tête et ce d’autant plus qu’une phrase m’accompagne, écrite pour le projet 30 marches de la revue TINA : La nuit est fasciste et sent le jasmin.
La nuit est fasciste, oui, car sur chaque mur, dans ce quartier sud de Rome que j’arpente, est écrit Diablo vive. Ce diable, il suffit de se renseigner cinq minutes, est un trafiquant de drogue et supporter de foot d’extrême-droite assassiné en 2021. Le matin, l’impression qui domine est celle de voir apparaître toujours de nouveaux tags — ce qui est sans doute faux, mais persiste. Quant au jasmin, il est présent dans chaque lieu, lui aussi. Surgissant de rue en rue en grappes spectaculaires, il fait oublier, sur l’instant, l’inscription.
J’y pense également, bien sûr, parce qu’une descente d’ultras niçois vient d’avoir lieu à Paris, au bord du canal Saint-Martin.
J’ajoute du Tibre et un slogan pour que la journée prenne une autre teinte.
Mercredi Je me fends d’un long message sur différents réseaux sociaux pour expliquer l’importance, pour moi, de ma page Patreon et de mon podcast, qui fêtent leurs trois ans. Je le copie ici, car je pense de plus en plus que les RS tels qu’on les connaît sont voués à disparaître. Le voici, résumant l’histoire :
Par ailleurs, j’ai vécu plus de deux décennies dans une bouilloire thermique (vieux bâtiment, plein sud, balcon de zinc...). L’appartement nouveau s’avère bien isolé et c’est la révolution. Je peux mettre en place une organisation destinée à y écrire durant l’été. Voilà qui change tout. À moi l’autonomie quelle que soit la saison ! Gardons cela en tête et poursuivons le travail.
(Avec un peu de Rome, avant d’en terminer.)
Un message, un commentaire ?
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.





















