Livre numérique écrit par L’aiR Nu
(Pierre Cohen-Hadria, Mathilde Roux, Anne Savelli, Joachim Séné)
téléchargeable gratuitement
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Sans quitter la ville
dimanche 6 Septembre 2026, par
Comment rentrer quand on n’est pas partie, j’aurais pu donner ce titre à ce billet, peut-être, après un mois d’absence ici, puisque je n’ai pas quitté mon appartement de l’été. Si les vagues de canicule m’ont retenue, comme beaucoup d’autres, entre quatre murs, elles m’ont affectée plus profondément.
Je ne me sens pas prête à en parler dans ce billet mais j’ai réalisé un épisode de podcast à ce sujet, qui sortira le 25 septembre. Je suis contente d’avoir réussi à parler au micro, à monter, à mixer, à mettre en ligne. Je suis vraiment attachée à ce format et je voudrais entamer cette rentrée en remerciant les contributrices et contributeurs qui continuent de me soutenir tout comme celles et ceux qui les rejoignent. Je ne pourrais pas continuer "dans le vide", sans savoir que je suis écoutée et aidée, sans cet échange-là, c’est certain.
Un très grand merci, donc.
Que raconter du mois d’août, alors ?
Les façades des librairies L’Atelier ont été refaites et l’une des vitrines, parce que j’ai pris cette photo, m’a conduit à échanger outre-Atlantique sans sortir de chez moi.
Auparavant, j’avais ressorti un livre acheté dans les années 1990, trimbalé dans trois déménagements sans le lire jamais (toujours pas, mais quand je le ferai, son contenu me sera fort utile, je le sais maintenant).
Je suis allée au cinéma pendant la canicule, comme tout habitant de la ville en capacité de le faire, et le film de trois heures que j’ai vu dans une salle climatisée n’est pas L’Odyssée mais Dry leaf, une dinguerie bien dans mon style (je n’écrirai jamais de best seller avec des goûts pareils, décidément), réalisée avec un téléphone Ericsson de 2005, dont l’image est en permanence floue et certains personnages, attention spoiler, se révèlent invisibles, ce qui ne les empêchent pas de parler.
Voici la bande-annonce :
J’ai enfin lu Le Jardin des plantes de Claude Simon, acheté il y a 20 ans chez Gibert et qui servait, jusqu’ici, d’herbier (je ne m’en souvenais plus, mais apparemment, c’est de mon fait et non du précédent propriétaire du livre).
Vu l’éclipse aux Buttes-Chaumont, bien accompagnée, sur une pelouse en pente.
Lu aux trois quarts, dans une salle de la BNF Richelieu, un ouvrage auto-édité dont j’ai enregistré un extrait, sans rien demande à personne, pour la carte Par-là Paris.
Trouvé dans la boîte à livres de mon quartier le porte-savon qu’il me fallait, des range-billets (?) d’Air France dont je ne sais que faire, un essai annoté datant des années 1970 qui m’intéressera quand je me remettrai à lire.
Assisté, comme des millions de gens dans le monde (mais pas en France, apparemment) à la naissance d’une rock star.
Raté le concert de Nick Cave à Rock en Seine alors que j’avais une place.
Je revois Twin Peaks depuis le début, au projecteur (la première fois, c’était sur un poste miniature noir et blanc).
Tout cela n’a l’air de rien mais est, en réalité, beaucoup.
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Messages
1. Sans quitter la ville, 6 Septembre, 10:15, par Gilda
Merci pour Leaf c’est aussi un film pour moi, sauf la durée (Quand le caser ?)
C’est quoi un range-billets ? Quand je recherche sur l’internet ça me propose des monnayeurs comme on en utilise en librairie pour les salons à l’extérieur.
La future rock-star est une incarnation du concept de dissonance cognitive, entre son apparence et sa jeunesse et ce qu’elle produit en son et voix.